Coronavirus : les transmigrants errent, les refuges de Neufchâteau et Habay sont fermés

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Photo d'illustration - © RTBF - Jean-CLaude Hennuy

Retour à la case départ pour les collectifs de citoyens qui se mobilisent depuis des mois pour aider les migrants de passage. Dans la région de Neufchâteau, le collectif Escal avait, enfin, en février dernier obtenu un local pour les accueillir. Mais avec les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus COVID-19, et le confinement qui lui est associé, le local a fermé.

Depuis, "les migrants dorment dans les bois, sous les ponts" annonce Dominique, l’un des citoyens du collectif Escal. "Cela va à l’encontre de toutes les mesures sanitaires prescrites. On aurait préféré les garder confinés dans un local". Le bourgmestre de Neufchâteau explique que le local ouvert en février n’a pas été reconnu comme centre agréé. Il est donc impossible de le laisser ouvert comme un centre Croix-Rouge ou Fedasil.

C’est donc le règne de la débrouille. "Comme au début, on se retrouve à leur fournir les besoins de base : nourriture, des habits chauds et un semblant d’abris. Mais cette fois-ci de façon encore plus clandestine". Les différents collectifs interpellent les autorités. D’après Corine Legros, de la COLUXAM, la coordination luxembourgeoise Asile et Migrations, "les collectifs ont des contacts quotidiens avec les autorités locales pour trouver solutions, des abris de jour comme de nuit. Les choses évoluent lentement".

Les bourgmestres des communes d’Habay et de Neufchâteau, nous confirment qu’ils essayent de trouver des solutions.

 

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