Arlon ne veut toujours pas d'un nouvel hôpital à Houdemont-Habay

La commune d'Arlon veut maintenir son hôpital et s'oppose au projet de nouvel hôpital à Houdemont-Habay
La commune d'Arlon veut maintenir son hôpital et s'oppose au projet de nouvel hôpital à Houdemont-Habay - © Belga

"L'hôpital centre-sud à Houdemont sera une catastrophe ! ",  ces propos ont été tenus ce jeudi soir, au conseil communal à Arlon. Ce n’est pas neuf, cela fait des années que les édiles arlonais contestent la construction d'un nouveau centre hospitalier.   

Aujourd’hui pourtant, le projet de nouvel hôpital à Houdemont - Habay ( 660 lits) avance, l’intercommunale Vivalia a présenté les esquisses en septembre dernier et  l'étude d'incidences est sur le point de débuter.  Rien n'y fait, Arlon campe sur ses positions et souhaite enterrer le projet.   

Avec les communes d'Aubange, Attert et Messancy, Arlon a d'ailleurs mandaté un avocat pour explorer toutes les pistes juridiques. Le but est d'empêcher cet hôpital de sortir de terre pour maintenir les soins aigus à Arlon.

" Aujourd’hui, est-ce que la priorité, c'est de construire un nouveau bâtiment ou est-ce que c’est de guérir des malades ? On l’a dit et redit, au lieu d’investir dans des briques, investissons dans l’humain.   Les médecins partent avec la politique qui est menée par Vivalia ! Donc merci à la Région Wallonne d’avoir débloqué des sous pour notre hôpital mais investissons-les dans les structures existantes ", s’insurge Vincent Magnus , bourgmestre d’Arlon.

Pas encore de permis 

Jean Bourtembourg, leur avocat  soulève, lui, plusieurs  aspects : " Quand on tient compte de toutes les incidences que ce projet a sur l’environnement, la nature, le biotope, est-ce qu’on va vraiment exproprier des agriculteurs pour permettre de créer cet hôpital ? Est-ce que la Région et le Fédéral vont vraiment consacrer des moyens financiers considérables à cela en considérant qu’il  n’y a pas d’autres priorités absolues aujourd’hui dans l’hôpital ? Une intercommunale, c’est des communes qui se mettent ensemble pour réaliser un projet commun. Où est le projet commun ? "  Et l’avocat de rappeler que le permis n’est toujours pas accordé : "   Tabler sur le fait que parce qu’on s’appelle Vivalia,  on claque des doigts et le permis est accordé, me paraît d’une singulière imprudence. "

Le ton est donné, Arlon et les trois autres communes iront jusqu'au bout. 

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