Aide médicale urgente : changement dans les PIT de Vivalia

Du changement dans les PIT
Du changement dans les PIT - © TV LUX

Du changement depuis le 1er juillet, dans le fonctionnement des PIT en province de Luxembourg. Les PIT, ce sont des véhicules d'urgence comprenant des équipes constituées d'infirmiers urgentistes et d'ambulanciers. Il en existe un à Virton et un à Bouillon. Jusqu'à présent, il s'agissait de véhicules rapides d’intervention, une voiture (véhicule léger) qui se rendait sur place pour les premiers soins, mais depuis le 1er juillet, le véhicule rapide est remplacé par une ambulance, comme ailleurs dans le pays.  Le Docteur Didier Neuberg, directeur aux affaires médicales de Vivalia explique que ce changement était obligatoire : Ce changement nous a été imposé par le SPF fédéral, on devait se conformer à ce qui se fait en Belgique, nous étions les seuls à avoir un PIT léger, il fallait revenir à un PIT ambulant ".

La CSC services publics , quant à elle, relaie  des inquiétudes au sein du  personnel,  au sujet notamment des délais d'intervention, Sylvain Fievez,  Délégué permanent CSC à Vivalia : " C’est clair qu’on se déplace moins facilement avec une ambulance, surtout sur certaines routes de la province. "

Et puis, le syndicat pointe aussi du doigt la réduction du nombre d’intervenants. Avant, en plus du véhicule rapide du PIT, une ambulance se rendait aussi sur place. " On réduit l’équipe d’intervention de moitié.  Avant, l’ambulance sur place comptait deux  personnes et le PIT arrivait avec un chauffeur  et un infirmier. Donc quatre personnes prenaient en charge le patient, maintenant ce n’est plus que deux personnes pour la prise en charge. "

Selon la CSC services publics, les infirmiers sont bien conscients que le changement de véhicule est une injonction du SPF mais le personnel demande de travailler en trinôme (1 infirmer et 2 ambulanciers). " Vivalia a décidé de ne travailler qu'avec un ambulancier-chauffeur et une infirmière, pour des raisons financières ", ajoute Sylvain Fievez. 

Le directeur médical de Vivalia a bien entendu les craintes du personnel et se veut quelque peu rassurant : " Je sais que ça ne fait pas plaisir à tout le monde et que cela va demander un certain temps d’adaptation, mais le SPF nous a promis d’avoir un œil particulier pour pouvoir répondre aux spécificités luxembourgeoises  s’il s’avérait que les craintes de notre personnel étaient fondées. "

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