World Press Photo 2018: un Liégeois remporte le prix dans la catégorie "sport"

C'est la série "Kid Jockeys" du photographe d'origine liégeoise Alain Schroeder, qui remporte le prix dans la catégorie "Sports Stories"
2 images
C'est la série "Kid Jockeys" du photographe d'origine liégeoise Alain Schroeder, qui remporte le prix dans la catégorie "Sports Stories" - © Tous droits réservés

Les meilleurs clichés de photojournalistes s'exposent à Liège, avec le Prix World Press Photo 2018. La Cité Miroir propose 160 photos sélectionnées par la 61e édition de ce prestigieux concours. Parmi 73.044 clichés et 4548 photographes, le jury a sélectionné comme premier prix 2018 la photo du Vénézuélien Ronald Schemidt qui montre un homme en feu lors d'une manifestation contre le président Maduro. Mais il existe aussi plusieurs catégories: news, portrait, environnement et sport.  Et en sport justement, c'est un photographe belge d'origine liégeoise qui remporte le prix.

Alain Schroeder, photographe à l'agence Reporters

Ancien élève de Saint-Luc à Liège, Alain Schroeder a fondé en 89 l'agence de photojournalisme belge "Reporters" pour laquelle il travaille toujours. Marco Ranieri, qui dirige actuellement l'agence, n'est pas peu fier de ce prix World Press Photo 2018: "C'est un grand honneur qu'un des photographes de notre agence a eu ce mérite. Alain a une sensibilité particulière pour la photo de sport puisque ce sont ses origines. Depuis quelques années, il essaye de couvrir différents événements dans le monde. Ici, on est à Sumbawa, c'est une île d'Indonésie. Et là, il s'est arrêté sur un sujet d'enfant qui pratique un sport hippique ancestral et traditionnel".

La valeur d'une photo a fortement diminué en 10 ans

Mais ce prestigieux prix remporté ne doit pas cacher la crise que traverse le photojournalisme professionnel. L'agence Reporters employait à Bruxelles et Liège, 25 photographes il y a 10 ans. Aujourd'hui, ils sont 15: "On n'a jamais vendu ni produit autant de photos, mais la valeur unitaire décroît à cause des pressions de marché et à cause naturellement de l'internet et de la gratuité  perçue en tout cas sur ce support-là. Une photo qui se vendait il y a dix ans de 200 à 300 euros ne se vend plus aujourd'hui qu'entre 20 et 50 euros".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK