Char à foin en feu sous le pont du TGV: l'agriculteur devra payer

A Welkenraedt, un char à foin enflammé risque de coûter cher à un agriculteur... Mardi soir, sa remorque, stationnée sous le pont du TGV à Bayaux, a pris feu. Les pompiers sont rapidement arrivés sur place.

Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire belge, n'a constaté aucun problème de stabilité du pont. Les dégâts sont légers mais Infrabel craint que le béton ne s'effrite sur la route au passage de la ligne TGV Liège-Cologne.

Par précaution, le trafic a été interrompu sur une des deux voies mais sans provoquer de retards. Des travaux de réparation sont en cours, commandés par Infrabel qui veut faire payer la facture à l'agriculteur. La note risque d'être salée.

Les ballots de paille incendiés par un tiers

En pleine fenaison, Rudy Corman, fermier à Bilstain, a l'habitude de protéger ses chars à foin en cas de mauvais temps. Il raconte : "On est revenu avec de la paille lundi soir vers minuit. Comme on annonçait de la pluie, j'ai abrité plusieurs chars à foin sous le pont. Le lendemain, on a été les rechercher mais quelqu'un est passé et a mis le feu aux ballots de paille". Pour l'agriculteur, pas de doute, l'acte est volontaire. Impossible qu'il s'agisse d'autocombustion. "De l'autocombustion après 24 heures, c'est pas possible. Il faut au moins un mois à six semaines".

Mais pas question pour Infrabel d'assumer le prix des travaux de réfection du pont. Frédéric Sacré, porte-parole, explique : "Le préjudice va se chiffrer au-delà des 50 000 euros. Il est évident que ce n'est pas à Infrabel, entreprise publique, donc au contribuable, de payer cette somme. La responsabilité, ici, est clairement engagée. Le code de la route est très clair : on ne peut pas parquer des matières inflammables dans un ouvrage d'art, donc sous un pont dans le cas présent".

L'agriculteur, lui, attend des nouvelles de son assurance.

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