Voici pourquoi le CPAS de Liège engage une vingtaine de travailleurs sociaux

Voici pourquoi le Cpas de Liège engage une vingtaine de travailleurs sociaux
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A Liège, le CPAS engage une vingtaine de travailleurs sociaux pour aider leurs 125 collègues débordés. Des engagements financés par le pouvoir fédéral. Car depuis un an, pour recevoir le minimex, le demandeur doit signer un contrat avec le CPAS. C'est ce qu'on appelle le PIIS, le Projet Individualisé d'Intégration Sociale. Le bénéficiaire devra être évalué ensuite minimum trois fois par an. Avec le risque d'être sanctionné financièrement en cas de non respect du contrat. 

3500 Liégeois ont signé avec le CPAS un contrat individualisé pour obtenir le minimex

Depuis un an, 3500 nouveaux Liégeois ont introduit une demande de revenu d'insertion. Et chacun a signé un avec le CPAS, un contrat individualisé. Marie-France Mahy, présidente socialiste du CPAS de Liège: "par exemple, si on a une personne qui a une bonne connaissance du français écrit et oral et qu'on voit qu'elle a des capacités et qu'elle est prête à l'emploi, on va lui demander dans son contrat une recherche active d'emploi et des preuves de sa recherche active. Si on a par exemple, une personne qui a plus de difficultés au niveau langue, on va mettre dans son contrat, une obligation à s'inscrire à des cours de français."

Depuis un an, le nombre d'exclusion de minimexés n'a pas augmenté à Liège

Depuis un an, le CPAS ne constate pas une augmentation des exclusions du minimex. "Notre volonté, c'est d'aider et de faire sortir les gens de l'aide sociale pas par l'exclusion mais par le fait de leur donner des formations, de l'emploi comme les emplois qu'on donne aux articles 60 et pas évidemment en maniant le bâton de l'exclusion. Pas question donc à Liège, d'exclure un bénéficiaire du CPAS s'il refuse par exemple, de faire un travail bénévole. Aujourd'hui Chaque CPAS décide de sa politique sociale d'exclusion. Contrat individualisé ou pas. La pauvreté elle, continue à progresser. Fin 2017, 11358 liégeois vivaient d'une aide du CPAS. Une augmentation de plus de 5% par rapport à l'année dernière.

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