Voici les pistes pour sauver le centre pour infirmes moteurs-cérébaux de Coronmeuse

"L'ancien Valdor", devenu maison de repos, dispose encore d'un étage libre
"L'ancien Valdor", devenu maison de repos, dispose encore d'un étage libre - © isosl.be

C'est ce mercredi matin que les experts de la ville de Liège vont tenter de s'accorder des propositions de sauvetage de ce centre de réadaptation fonctionnelle pour enfants. L'hôpital de la Citadelle a annoncé son intention de le fermer. L'échéance, c'est la fin juin, à l'issue de l'année scolaire, puisque un établissement d'enseignement est couplé à cette institution. C'est d'ailleurs l'intérêt de la formule: instituteurs, thérapeutes, logopèdes et rééducateurs se cotoient.

Selon nos informations, trois pistes sont suivies.

  • La première piste, c'est une reprise, purement et simplement, par l'intercommunale  de soins spécialisés ISoSL. Elle s'est portée candidate. Ce changement ne nécessiterait pas de déménager, mais quand même de négocier de nouvelles conventions médico-mutuellistes. Pas impossible, mais pas évident.
  • Une deuxième hypothèse consiste à anticiper un changement de site. De toutes façons, dans le cadre du réaménagement complet du quartier de Coronmeuse, il est prévu de démolir le bâtiment, et de le reconstruire. Avec, selon le phasage du chantier, l'obligation de quitter temporairement les lieux. Autant partir maintenant. L'intercommunale ISoSL dispose, justement, d'un plateau, libre d'occupation, sans affectation, dans un immeuble qu'elle vient de réhabiliter, au Valdor. Une superficie qui suffit largement pour héberger et le centre et l'école. Mais, inconvénient peut-être, ce plateau se trouve au quatrième étage... Pas vraiment facile pour les enfants d'aller s'aérer au jardin, ce qu'ils font actuellement, aux beaux jours, au parc Astrid. En plus, il faudrait deux à trois millions pour équiper ces locaux. La dépense se justifie si cette implantation est choisie pour quelques années, pas uniquement à court terme.
  • D'où une troisième possibilité: trouver un terrain ailleurs, et bâtir du neuf, pour longtemps. L'intercommunale ISoSL n'est pas contre, mais il faut un budget de huit à dix millions. Il faut donc obtenir des subventions et de la communauté française, et de la région wallonne. C'est pas gagné.

C'est clair: toutes les solutions présentent des avantages et des inconvénients. Après études de faisabilités technico-financières, cesdperspectives devraient, endéans la huitaine, être discutées avec les parents, pour essayer que coïncident les besoins, les souhaits, et les moyens.

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