Voici comment la ville de Liège fait provision de sel pour l'hiver

Du sel à disposition des usagers, nuit et jour, pour le déglaçage de la passerelle
Du sel à disposition des usagers, nuit et jour, pour le déglaçage de la passerelle - © Tous droits réservés

Cinq mille tonnes de sel : voilà la provision à la disposition des services communaux. C'est plus du double de la quantité utilisée habituellement lors d'un hiver clément.

Il faut dire que le déneigement du territoire municipal n'est pas une mince affaire: c'est plus de 500 km de voirie à traiter, avec une topographie très complexe, de multiples chaussées en forte pente, et pavées. L'altitude, en vallée est de 70 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais le point le plus élevé se situe à 260 mètres; c'est un dénivelé important. La plus forte déclivité d'une chaussée est de 18%.

Un dispositif très précis a été établi, pour garantir sécurité et mobilité. Il se base sur 114 agents, avec des tours de garde hebdomadaires, qui peuvent réagir dans l'heure, et saler sept circuits prioritaires, d'une trentaine de kilomètres chacun, des circuits définis en fonction des lignes de bus, des axes d'entrées de ville, des hopitaux et qui peuvent, grâce à dix épandeuses de moindre dimension, s'occuper secondairement des  rues plus étroites, des piétonniers, et des ponts, où, d'ailleurs, c'est manuellement, souvent, que le personnel intervient. Deux balayeuses équipées de lames, et à quatre roues motrices, et un tracteur agricole, complètent la gamme des engins mobilisables.

Des bacs de chlorure de sodium sont également à disposition des riverains, 130 au total, et notamment depuis cette année au pied de la nouvelle passerelle, pour éviter les glissades dans l'espace public, comme les escaliers.

Pour l'échevin Roland Léonard, "toutes ces tâches sont assurées en interne à la ville, et c'est un choix politique; nos gens connaissent le terrain, puisqu'ils s'occupent de l'entretien tout au long de l'année; ce sont des chauffeurs formés à la conduite des camions dans les sites, parfois délicats, où ils doivent passer; le service public est une réelle plus value: demander une telle réactivité au secteur privé, à un sous-traitant, ça coûterait plus cher, et ce serait moins efficace".

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