Voici comment la crise sanitaire a impacté l'usine des lasagnes Vamos

L'usine wanzoise dépend du groupe Ter Beke. Les chiffres de l'an dernier permettent de mesurer, à la grosse louche, les conséquences de la pandémie sur les habitudes alimentaires des belges. Les volumes de production de la division des plats préparés du groupe sont en léger recul. D'une part, parce que le télétravail a réduit la restauration en collectivités d'entreprise. Et puis parce que les gens, au début du premier confinement, se sont véritablement rués sur les provisions de pâtes, des denrées qu'ils ont forcément cuisinées à domicile par la suite. 

Les lasagnes de chez Vamos n'échappent pas à la règle. C'est une ligne dédiée au format "colis famille", un kilo de pasticcio. Le recul est décrit par les responsables comme temporaire, et d'ailleurs, à l'automne, entre deux "vagues", les ventes ont rapidement repris. L'emploi est d'ailleurs stable, avec une centaine de travailleurs. Deux motifs d'inquiétude, cependant: malgré la recherche de "nouveau clients stratégiques", la firme reste soumis à la pression économique de son principal acheteur, l'enseigne Aldi. Et puis, au sein de la multinationale Ter Beke, la concurrence interne avec une filiale polonaise reste un souci: actuellement, c'est le prix du diesel, et donc le coût du transport qui, par rapport à cette société soeur de l'ancien bloc de l'est, maintient la marge de rentabilité en faveur de Vamos. 

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