Voici comment, à Liège, le tram va chambouler vos trajets en bus

Le réseau des bus s'adapte au tram, avec des répercussions dans toute l'agglomération
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Le réseau des bus s'adapte au tram, avec des répercussions dans toute l'agglomération - © Tous droits réservés

Le comité de pilotage du plan urbain de mobilité a validé, ce mercredi, le projet de réorganisation du réseau TEC. Le but, défini par le consultant belgo-franco-allemand Transamo, c’est de le rendre plus attractif, plus exploitable, et plus lisible.

L’un des éléments les plus spectaculaires, c’est l’arrivée massive d’une cinquantaine de "tribus", bi articulés, d’une capacité de cent vingt passagers, qui vont circuler sur quatre lignes dites à haut niveau de service : montées par toutes les portes, pas de vente de tickets à bord, afin d’assurer une vitesse de transport élevée et une cadence calquée sur les horaires du tram. A plusieurs endroits, il va falloir réaliser des aménagements de voiries, ce qui va prendre un certain temps. Une première enveloppe de trente-cinq millions est prévue pour ces chantiers. L’achat de matériel et l’adaptation des dépôts sont en sus. Les hôpitaux sont particulièrement choyés par ce changement : deux des lignes desservent le Sart-Tilman, et une autre passe par le MontLégia…

Le principe, c’est que les lignes n’arrivent plus, toutes, dans l’hyper centre, mais s’arrêtent au premier point de contact avec le tram

Le réseau va se hiérarchiser, pour que les usagers puissent plus facilement comprendre les interconnexions, et comprendre comment se déplacer sans l’agglomération. Le principe de cette deuxième catégorie", c’est également le rabattage vers le tram. Les flémallois et les sérésiens qui empruntent les actuels bus 2 et 3 vont s’arrêter au stade du Standard (et peut-être plus tard à la gare de Jemeppe). Les herstaliens vont devoir débarquer de l’actuel 7 à Coronmeuse. Quelques exceptions confirment la règle : l’actuel 18 va désormais traverser la ville, et franchir les rails, pour relier la banlieue bressoutoise aux hauteurs rocourtoises. Quant à l’actuel 4, il va toujours rouler des Guillemins à Coronmeuse, par Saint-Léonard, mais plus en boucle, par un trajet essentiellement en rive droite. "Actuels", parce qu’évidemment, toute une renumérotation est prévue.

Les quartiers ne sont pas oubliés, la seconde ceinture de la périphérie non plus

Des lignes dites urbaines et interurbaines complètent le dispositif, dont l'ambition est de parvenir à trois cent cinquante mille voyageurs transportés par jour, soit une hausse de près d'un quart de la fréquentation  de ces dernières années. La mise en œuvre s'annonce progressive. Les pouvoirs locaux ont été associés à l'élaboration de ce plan, mais une approbation définitive des communes doit encore intervenir, lorsque les détails plus fins auront été précisés. La volonté est d'arriver à une refonte complète endéans les cinq ans. Soit trois ans après l'arrivée programmée du tram. 

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