Service d'écoute violences conjugales: 4.862 appels en 2017

Services d'écoute violences conjugales: 4.862 appels en 2017
Services d'écoute violences conjugales: 4.862 appels en 2017 - © Belga

En cette journée des droits de la femme, il faut rappeler ce chiffre: chaque jour, 40 plaintes sont déposées pour des violences conjugales. Les services d'écoute téléphonique sont d'ailleurs débordés.

Le nombre d'appels a presque doublé en un an. Ce service est basé pour moitié à Liège (l'autre call center est à La Louvière). Il est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il offre une écoute anonyme.

Très souvent, pour les victimes, quand elles appellent, c'est la première fois qu'elles parlent de ce qu'elles vivent. Jean-Louis Simoens, le coordinateur de ce service d'écoute violences conjugales: "C'est difficile pour une personne victime de violences conjugales de parler, de dénoncer, ne serait-ce que dénoncer ce qu'elle vit. Et donc ce service anonyme permet à des personnes d'en parler pour une toute première fois".

L'écoute, c'est la première étape de la prise en charge

"Je décroche régulièrement la ligne d'écoute" explique Anne Jacob. "C'est rare qu'une seule forme de violence soit présente dans une histoire de violences conjugales. Donc peut-être qu'au départ, ça va commencer par des violences psychologiques, et puis la dame va dévoiler aussi des violences physiques, des coups répétés, des enfermements, des tentatives d'étranglement pour les faire taire, des violences sexuelles, des violences économiques aussi. Des dames peuvent se faire renfermer pendant plusieurs jours sans argent et sans la possibilité de sortir. L'écoute, c'est la première étape de la prise en charge. Nous leur donnons des conseils que si elles le demandent, c'est-à-dire des orientations, des endroits où elles peuvent se réfugier. Parfois, des dames victimes de violences graves ne se rendent pas compte qu'elles sont victimes de violences conjugales, et parfois, c'est nous qui mettons ces mots-là pour elles".

"L'anonymat est un très bel outil pour oser parler et offrir une oreille attentive pour pouvoir dire quelque chose qui est extrêmement difficile à nommer" conclut Jean-Louis Simoens.

A noter qu'à l'occasion de ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la RTBF se mobilise et propose une journée spéciale sur La Première dans ses rendez-vous d’information, et une soirée thématique sur La Trois.

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