Vingt communes s'engagent pour l'alimentation durable au travers de la Charte de Milan

Vingt communes, des acteurs économiques et des représentants d'associations se sont engagés pour une alimentation durable
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Vingt communes, des acteurs économiques et des représentants d'associations se sont engagés pour une alimentation durable - © RTBF

Les 20 communes francophones de l'arrondissement de Verviers et différents acteurs économiques et de développement durable ont signé ce mercredi à Malmedy la Charte de Milan. Un document par lequel ils s'engagent ensemble à mener et soutenir des actions promotionnant une alimentation saine et durable.

Un tel engagement dans ce domaine de la part d'autant de pouvoirs locaux en même temps, c'est une première mondiale. Des pouvoirs locaux qui s'engagent pour quoi faire exactement ?

L'engagement pris par les signataires, c'est d'agir dans le domaine alimentaire. " Cette charte de Milan, effectivement, c’est l’alimentation durable, l’alimentation de demain. Il y a des choses sur lesquelles les communes et les entreprises peuvent agir localement, et la première chose était de réfléchir à comment soutenir nos productions agricoles locales et donc développer tout ce réseau de circuits courts ", explique Renaud Keutgen, coordinateur du réseau Aliment-Terre de l'arrondissement de Verviers.

C'est donc ici une alliance de communes, d'acteurs économiques et de la société civile. Et c'est ce qui peut donner un succès selon Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation (2008-2014) : " Une commune est un espace trop restreint pour développer des synergies à une échelle suffisante pour, par exemple, attirer des investisseurs ou permettre à une véritable dynamique citoyenne de s’instaurer. Ces communes peuvent créer, à l’échelle du bassin de vie qu’elles constituent ensemble, une dynamique territoriale où les gens peuvent se reconnaître ".

Certaines communes ont déjà pris des mesures. Exemple à Malmedy avec le bourgmestre Jean-Paul Bastin : " On a, par exemple, lancé un appel à projet pour que des producteurs locaux se réunissent et puissent proposer aux acheteurs, aux ‘consom-acteurs’, de pouvoir acheter des produits -que ce soit des confitures, des fromages, de la viande, des légumes- et de pouvoir trouver tout ça dans un seul et même endroit ".

Un projet qui a bénéficié d'un financement public de 10.000 euros.

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