Verviers: un débat sur le "Vivre Ensemble" pour lutter contre l'écart entre les communautés

Hôtel de Ville de Verviers (photo d'illustration)
Hôtel de Ville de Verviers (photo d'illustration) - © RTBF

Parler du "Vivre Ensemble", c'est bien ... mais le pratiquer, c'est mieux! C'était le thème d'un débat qui était organisé ce jeudi à Verviers.

Une rencontre entre des mandataires socialistes et un islamologue qui a attiré 200 participants, venus poser des questions: comment favoriser l'intégration? Comment éviter la radicalisation de jeunes nés ici?

Un débat qui a eu le mérite d'exister en mettant l'accent notamment sur la nécessité de régler surtout les problèmes socio-économiques et de citoyenneté qui poussent les jeunes vers le radicalisme.

Une analyse partagée par beaucoup dans le public. Sur place, nous avons recueilli quelques témoignages: "Il faut regarder les premières générations arrivées, les parents, avec qui il n'y a jamais eu de problème. Peut-être qu'il faudrait aujourd'hui redonner un petit peu cet idéal à la jeunesse de manière globale et peut-être encore plus à une jeunesse qu'on qualifierait à nouveau de jeunesse d'origine immigrée, c'est-à-dire qui ont le sentiment d'être des citoyens de seconde zone, et c'est vraiment sur ce point là qu'il faut travailler". "Je m'y attendais: beaucoup de blabla pour ne rien dire. J'espérais qu'on stoppe les langues de bois et qu'on ose aborder les sujets comme il le faudrait réellement. Parler des causes. Par exemple on a prononcé pas mal de fois le mot migration, mais pas une seule fois on n'a parlé d'impérialisme". "C'est la première fois que j'assiste à un débat comme celui-là. C'est un débat qui est très important. Il faut des décisions, il faut quelque chose de nouveau parce que s'il n'y a pas un travail, il n'y a pas d'intégration". "J'aimais bien d'écouter et de savoir un petit peu dans la population ce qu'ils pensaient. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire. Avec tout le chômage qu'il y a, tous ces gens, c'est ça le problème: le manque d'emplois, le manque d'argent, les jeunes qui ne savent plus quoi et le respect des religions, ça je l'ai aussi. On doit pouvoir s'écouter, sûrement, et pourtant je suis une laïque moi".

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