Verviers : permis de démolir quinze maisons proches de la prison accordé après recours

L'ancienne prison a été démolie. Le terrain a été dépollué. Il ne reste plus qu'à reconstruire.
L'ancienne prison a été démolie. Le terrain a été dépollué. Il ne reste plus qu'à reconstruire. - © Régie des Bâtiments

Une nouvelle étape a été franchie dans le dossier de la reconstruction d’une prison de 240 places à Verviers, à l’emplacement de l’ancien établissement pénitentiaire de la chaussée de Heusy : le permis de démolir une quinzaine de maisons aux abords du site vient d’être octroyé.

Ce permis octroyé par le ministre de l’Aménagement du Territoire Willy Borsus, c’est celui qui avait été refusé en juin dernier par la fonctionnaire déléguée de la Région wallonne. Notamment parce que comme aucune demande de permis n’avait été déposée pour la reconstruction de la prison, la fonctionnaire ne pouvait pas se faire une idée de l’ensemble du dossier.

La Régie des Bâtiment avait fait appel et il a été entendu par le ministre. Justification avancée : la jurisprudence montre qu’il est possible de scinder les décisions sur deux demandes de permis dans un cas comme celui-ci, sans préjuger de la décision finale dans l’autre demande. Traduction : le permis de démolir les maisons peut être accordé. Ça ne veut pas dire que celui de reconstruire la prison le sera. Car lorsqu’une demande sera introduite pour ce second permis, il faudra une étude d’incidence et une enquête publique. Il faudra donc voir quelles objections pourraient être soulevées à ce moment-là.

Mais on imagine mal ce permis ne pas être lui aussi accordé, éventuellement sur recours ou moyennant certaines conditions ou adaptations. D’autant que si tel devait être le cas, il faudrait tout recommencer à zéro : retrouver un terrain, refaire un projet, redemander les permis, avec à la clé un très lourd retard.

Retard qui pour l’instant n’est pas trop conséquent. La procédure de recours pour la démolition des maisons n’aura fait perdre que trois mois au planning initial. De quoi laisser entrevoir une possibilité de prison flambant neuve à l’horizon 2024.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK