Verlaine : tests médicaux pour éviter la mort subite des jeunes sportifs

Tests respiratoires pour détecter l'asthme notamment
Tests respiratoires pour détecter l'asthme notamment - © rtbf

En avril 2019, un footballeur d’à peine 30 ans s’écroulait sur un terrain près de Tournai. 

Des accidents cardiaques ne sont pas si rares que cela. Pourtant quand on est jeune, sportif et bien entraîné, on se sent parfois invulnérable. Le surentraînement peut même provoquer des modifications fatales du cœur.

Pour éviter le pire, pour comprendre ce paradoxe apparent, pour mieux cerner ses points forts et ses points faibles, les sportifs peuvent passer des tests de dépistage.

Mais ils ne sont pas obligatoires. Parfois une seule visite chez un généraliste suffit pour pratiquer son sport. Dans certains cas, il ne faut même rien du tout.

Le CC Chevigny (Libramont), un des principaux clubs formateurs de Wallonie, a, lui, noué un partenariat avec le centre médical spécialisé du Halin à Verlaine pour examiner ses équipes.

Check-up complet, c’était ce samedi.

Articulations, respiration, cœur

Questionnaire médical en mains, les cyclistes passent un après l’autre chez le cocteur Collin, physiothérapeute, spécialiste de la médecine sportive puis direction les tests respiratoires. "La première phase dans le dépistage, c’est d’abord la détection de potentiel asthme d’effort", explique Julien Guiot, pneumologue. Respirer, expirer, bloquer, accélérer, Ryan, triathlète de 23 ans, suit les instructions.

Pas de problème pour lui, l’étape suivante, c’est l’échographie du cœur, un examen que l’on fait moins souvent. Docteur, Sonja Villé, cardiologue : "On ausculte d’abord, on s’assure qu’il n’y a pas de souffle ensuite on passe à l’échographique cardiaque. Elle nous permet d’analyser le jeu valvulaire, la fonction cardiaque globale. On regarde surtout s’il n’y a pas d’hypertrophie, donc d’épaississement ou un grossissement cœur et cela est lié très souvent à un entraînement plutôt en résistance qu’en endurance."

Reste l’électrocardiogramme au repos et le test à l’effort. Pour cela chacun a amené son vélo. Le docteur Guiot est à la manœuvre : "Ce n’est que des efforts triangulaires progressifs. Ici, je détermine la charge de base de 100 watts puis toutes les 2 minutes on augmente pour pousser son cœur et sa ventilation de plus en plus forts". 

Pour Ryan, l’examen est rassurant mais cela lui permet aussi d’affiner ses entraînements :" Ca me sert à trouver les zones d’intensité en entraînement donc je ne suis ni trop bas, ni trop haut."

Renoncer au sport

Si pour Ryan tout va bien, il n’en va pas de même pour François, 34 ans, sportif depuis toujours et adepte du triathlon. Tout allait bien jusqu’à l’électrocardiogramme où là, une anomalie est détectée. François ne pédalera pas. "Il y a un souci qui nécessite des investigations plus approfondies à l’hôpital. C’est une anomalie qui peut provoquer la mort subite", explique la cardiologue. Pas question de prendre des risques. L’entraînement, le sport, c’est terminé pour François jusqu’aux résultats d’examens plus poussés.

Le club de Chevigny a connu un décès il y a quelques années, plus question de prendre des risques et des cas d’anomalies ce n’est pas rare : "En 14 mois on a arrêté 2 autres sportifs", ajoute Julien Guiot. Alors, vu les problèmes souvent détectés même si cela a un coût payé ici par chacun des cyclistes, ces tests préventifs devraient peut-être être plus généralisés.

 

 

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