Vaux-Borset: une épicerie coopérative née grâce à un coup de pouce de "Vis mon village"

La Fondation Roi Baudouin et le ministre wallon en charge de la Ruralité, René Collin, ont lancé ce jeudi matin l'opération "Vis mon village". Des appels à projets  pour soutenir des habitants qui veulent améliorer leur qualité de vie, renforcer les contacts au sein de leur village. Ces projets peuvent recevoir un coup de pouce de maximum 5.000 euros.  C'est le cas de l'épicerie coopérative "Au Top In en Bourg", à Vaux-Borset, en Hesbaye liégeoise.

Emile Henrotte et Cédric Saccone, tous deux maraîchers à Remicourt, cultivent 70 légumes différents en fonction des saisons.  Pour l'instant, ils récoltent une large variété de salades, des classiques, mais aussi des épinards et quelques radis, des produits que les clients pourront acheter à l'épicerie coopérative à dix kilomètres de là.  Cédric Saccone explique: "Ils vont avoir de la qualité, du goût, de la fraîcheur, des produits qui sont récoltés et vendus le jour-même.  Et au niveau des prix, on est en général moins cher que les produits bio de grande distribution et de bien meilleure qualité".

L'une des raisons de travailler avec l'épicerie est de multiplier les points de vente mais pas seulement, explique Emile Henrotte: "Leur démarche est tout à fait dans l'optique de notre philosophie de travail: le circuit court, des produits de qualité.  Nous, on produit en bio, donc ça se justifie de pouvoir fournir cette épicerie, d'autant plus qu'elle est dans le village où nous étions maraîchers auparavant".

A Warnant-Dreye, un village à côté de l'épicerie, Yves Cadiat est agriculteur.  Il possède 120 vaches qui permettent la production de beurre, de yaourt, de maquée, de lait.  Il a actuellement un espace de vente à la ferme mais ce n'est pas toujours pratique pour les clients. "Les gens ne savent pas toujours venir nous trouver à la ferme parce qu'on est soit aux heures de traite ou autre chose, ce qui implique du personnel en moins.  Comme ceci, ils peuvent aller dans le village d'à côté où ils peuvent trouver nos produits" explique Yves Cadiat. 

Pour l'instant, une dizaine de producteurs alimentent le magasin.  Mais il reste encore de la place pour accueillir de nouveaux produits de qualité.

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