Une unité spécialisée dans la prise en charge des patients alcooliques au CHC de Liège

De gauche à droite: le Dr Boris Bastens, chef du service de gastro-entérologie du CHC Saint-Joseph, le Dr Corina Calin, psychiatre, et Laure-Line Leroy, psychologue
De gauche à droite: le Dr Boris Bastens, chef du service de gastro-entérologie du CHC Saint-Joseph, le Dr Corina Calin, psychiatre, et Laure-Line Leroy, psychologue - © RTBF - Martial Giot

L'alcoolisme concerne environ 7% de la population dans les pays développés. Partant de ce constat, le CHC Saint-Joseph à Liège a ouvert un centre de traitement spécialisé.

Cette unité permet une prise en charge globale de la dépendance à l'alcool. En quoi ce programme diffère-t-il de ce que le CHC proposait avant? A qui s'adresse-t-il? Nous avons posé la question au Docteur Boris Bastens, chef de service au CHC: "Notre unité des pathologies intégrées s'adresse à tout patient qui a pris conscience qu'il a une problématique vis-à-vis de l'alcool et qui souhaite être aidé dans un cadre pluridisciplinaire" explique-t-il. "L'hôpital général, jusqu'à maintenant, proposait uniquement un sevrage avec des médicaments avec juste une prise en charge médicale et donc vraiment un déficit de prise en charge sur le plan psychologique et psychiatrique".

18 personnes ont déjà intégré le service

Le CHC s'est inspiré de ce qui avait déjà fait ses preuves ailleurs, comme le souligne Corina Kaline, psychiatre: "On s'est inspirés du programme qui existe déjà aux cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles. On a eu des contacts avec cette équipe, on a préparé notre projet pendant deux ans".

"Il y a toujours un rendez-vous de pré-admission" poursuit Laure-Line Leroy, psychologue: "Si on estime que la personne peut intégrer le projet, là, elle entre pour un projet de trois semaines. Une semaine d'hospitalisation, une semaine à la maison, et puis une semaine d'hospitalisation à nouveau. Le but, c'est vraiment de créer une alliance thérapeutique durant les trois semaines et de pouvoir alors les réorienter et créer un réseau après pour continuer le travail".

Un patient témoigne

Jusqu'à présent, 18 personnes ont intégré le programme du CHC. Avec des retours plutôt positifs. Un de ces patients a accepté de témoigner. Sa dépendance à l'alcool, il avait déjà tenté de s'en défaire, seul, ou avec des médicaments. Il est aujourd'hui abstinent depuis 3 mois et demi. Il nous a expliqué pourquoi il s'est tourné vers l'unité intégrée d'hépatologie du CHC.

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