Une route neuve vouée à la démolition près de Liège Airport

Cette portion de rue va devoir être démolie pour accueillir le géant chinois Alibaba
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Cette portion de rue va devoir être démolie pour accueillir le géant chinois Alibaba - © RTBF - Olivier Thunus

Construite il y a seulement deux ans et jamais vraiment utilisée jusqu’à aujourd’hui, une portion de 200 mètres de la rue Saint-Exupéry, en bordure de l’aéroport de Liège, à Grâce-Hollogne va devoir être démolie. C’est sur ce site que va en effet s’implanter la filiale logistique du géant Alibaba. Un investissement de 300 millions d’euros qui pourrait créer 900 emplois directs.

Tout va devoir partir : la route, ses fondations, l’égouttage, la conduite de gaz et les différents câbles présents dans le sous-sol. Cette voirie a été construite avant l’annonce de l’arrivée d’Alibaba, pour qui il n’y avait pas vraiment d’autre implantation possible.

C’est une voirie qui a été réalisée dans le cadre de l’aménagement global des zones d’activités économiques autour de l’aéroport et qui doit pouvoir ici être réaménagée pour pouvoir permettre l’implantation de cette grande entreprise internationale ", justifie Thibaut de Villenfagne, directeur général de la Sowaer, la société wallonne des aéroports.

C’est vrai qu’au départ, on n’avait pas imaginé qu’un tel investisseur puisse s’installer autour de l’aéroport de Liège et nous devons donc aménager à la marge certaines infrastructures déjà réalisées. Il n’y a pas 36.000 lieux où l’accueillir. Ici, on est vraiment dans la zone la plus stratégique au Nord de l’aéroport et donc c’est avec beaucoup de souplesse et de flexibilité qu’on doit pouvoir l’accueillir pour lui permettre de déployer ses activités ", ajoute-t-il.

Quant à savoir qui va payer, Thibaut de Villenfagne est très clair : " Liège Airport, dans le cadre d’un contrat conclu entre la Sowaer et Liège Airport. Aucun financement public ne sera mobilisé pour déconstruire le morceau de voirie dont il est question ".

La démolition devrait coûter près de 4 millions d’euros et suscite une polémique : quelques riverains se plaignent qu’après avoir subi les nuisances liées à la construction de la route, ils vont devoir vivre avec celles de la démolition. Une enquête publique leur permet de faire part de leurs griefs jusqu’à fin août.

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