Une récupération de carrelages "de dernière minute", à la Chimie du Val Benoît

Dans les couloirs du bâtiment de la chimie du Val Benoît, cette semaine
Dans les couloirs du bâtiment de la chimie du Val Benoît, cette semaine - © Tous droits réservés

Ce jeudi après-midi, quelques centaines de m² de carrelages des années trente ont quitté le site du Val Benoît, en direction des installations de l’association bruxelloise de déconstruction Rotor. Ces céramiques de grès vitrifié à très haute température vont être trempées dans des cuves d’un bain biologique d’acide qui va "manger" les restes de mortier, puis rincées à l’eau de pluie pour devenir comme neuves, et revendues. Elles ont une importance historique, puisque ces pavages de sols ont été produits en grande quantité dans l’entre-deux-guerres, mais surtout ils présentent un intérêt environnemental : il a fallu énormément d’énergie pour les fabriquer, à l’époque, et, dans le cadre des politiques "zéro déchets", le remploi de matériaux est désormais privilégié par la région wallonne.

D’où d’ailleurs, un début de polémique : le groupe Rotor se plaint d’avoir été appelé en dernière minute par le démolisseur, et d’avoir disposé de deux ou trois jours seulement pour ce sauvetage, dans un bâtiment, l’institut de chimie, vide depuis une douzaine d’années. Les "décarreleurs" parlent d’un gâchis : ils disent comprendre que, dans une rénovation de cette ampleur, il soit impossible de tout conserver ; mais une programmation plus intelligente aurait permis de ne pas agir dans la précipitation.

Selon le maître d’œuvre de la réhabilitation du Val Benoît, l’agence de développement SPI, il a fallu d’abord procéder à de la maintenance et de la sécurisation, avant chantier, ce qui explique que l’accès à l’intérieur de l’immeuble n’a pas pu être accordé très tôt. Et pour le reste, à l’exemple du démontage de l’ancienne porterie, elle a multiplié les efforts de récupération.

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