Une quarantaine de moutons à adopter au centre d'accueil de Faimes

Si vous cherchez un animal de compagnie, si vous avez un grand jardin surtout, voici une proposition qui pourrait vous intéresser: l'adoption d'un mouton ou d'une chèvre. Il y en a une quarantaine à donner dans un centre d'accueil de Faimes en région liégeoise. Mais attention, il y a des conditions.

On connaissait déjà les refuges pour animaux de compagnie. Mais certains, comme ici à Faimes, recueillent d’autres types animaux. Ainsi, suite à de nombreuses saisies liées des abattages clandestins, l’association "Animal sans toi...t" a accueilli une cinquantaine de moutons.

La plupart proviennent de saisies

Ne vous y trompez pas. Ces ovins ne sont pas destinés à la consommation mais bien à l’adoption, comme l’explique Fabrice Renard, Directeur de l’ASBL "Animal sans toi...t": "Pour la plupart, ils proviennent de saisies d'animaux. Soit des abattages clandestins qui ont été décelés et puis les animaux ont été saisis par les autorités et nous ont été confiées. Soit alors ce sont des particuliers, des personnes décédées ou des personnes qui ne savaient plus assumer leurs animaux et qui sont venues les confier ici au refuge".

Pour adopter ces moutons, de nombreuses conditions sont imposées en termes d’espace mais aussi de conditions de vie. Fabrice Renard: "Les conditions, c'est que les gens puissent leur offrir du bonheur avant tout puisque ce sont des animaux qui ont été saisis, et on souhaite leur offrir une belle fin de vie, c'est-à-dire des adoptants qui pourront les garder et qui ne les consommeront pas puisqu'il y a un problème aussi de traçabilité".

Plus compliqué pour les bovins

Au sein de l’ASBL, d’autres animaux, en plus des moutons, cherchent à être adoptés. C’est le cas d’une cinquantaine d’équidés et de quelques bovins. Si les chevaux et poneys trouvent facilement preneur, le cas des bovins est plus compliqué: "Les bovins, c'est vrai qu'ils restent ici dans l'exploitation parce que, le but, c'est de les montrer au public et de faire découvrir que eux aussi, ce sont des êtres sensibles qui peuvent souffrir. Ils restent un peu ambassadeurs dans notre refuge mais c'est très difficile de les replacer parce qu'il n'y a pas de particuliers qui les souhaitent, ou c'est très rare en tout cas".

En 2018, plus de 920 animaux ont été saisis en Belgique. Parmi eux, plus d’un tiers étaient des animaux de la ferme qui aujourd’hui cherchent à être adoptés.

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