Une première application de la loi "anti-squat" en région liégeoise ?

L'ancienne "Maison Heureuse" de Bressoux-Droixhe
L'ancienne "Maison Heureuse" de Bressoux-Droixhe - © Google Earth

L'ancien home pour jeunes de "La Maison Heureuse" en banlieue liégeoise, où réside depuis quelques mois un groupe de militants de gauche,a été le cadre d'une descente de police, ce lundi matin. Les forces de l'ordre, en vertu de la loi dite "anti-squat", votée voici deux ans et demi, qui criminalise l'occupation d'immeuble, ont le droit de forcer l'accès d'un bâtiment, d'entrer sans préavis, notamment pour permettre une visite de sécurité par les pompiers. C'est ce qui s'est produit: une vingtaine d'agents sont intervenus. L'électricité a été coupée, prélude vraisemblablement à une expulsion. 

Les identités ont été contrôlées, et un homme en séjour illégal a été interpellé. Une dame a voulu s'interposer, et à la suite d'une bousculade avec un commissaire, elle a été arrêtée administrativement pour trouble à l'ordre public. Quelques dizaines de ses camarades ont alors été protester devant l'hôtel de police, pour réclamer leur libération. Une libération qui n'a pas tardé à intervenir après délivrance d'un ordre de quitter le territoire.

Selon le bourgmestre, c'est parce que les résidents ont, à deux reprises, refusé l'accès au service prévention de l'intercommunale d'incendie que la police est intervenue, à la suite de plaintes de riverains quant à la salubrité des locaux, notamment lors d'activités ouvertes à des publics extérieurs, notamment des soutiens scolaires pour des enfants en âge d'école primaire. Ce n'est donc pas le logement qui a été visé, et il ne s'agit dès lors pas d'une application de la loi anti-squat.

 

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