Une pierre d'achoppement... maçonnique au projet verviétois Crapaurue?

D'un trait de plume d'architecte, le C&A est évacué; dans la réalité, c'est plus compliqué
D'un trait de plume d'architecte, le C&A est évacué; dans la réalité, c'est plus compliqué - © ville de Verviers/Awex

Les autorités verviétoises sont en déplacement sur la côte d'azur, cette semaine, pour participer au marché international des promoteurs immobilier. Bourgmestre et échevins sont à la recherche d'investisseurs, notamment pour le quartier Crapaurue. Un fascicule montre ce que le prolongement de la place du martyr pourrait devenir. Surprise, l'énorme cube de béton du magasin C&A a disparu...

C'est judicieux, pour dégager la perspective. Et pourtant, la ville n'est pas maître de ce foncier. Certes, la poste, qui occupe une partie du bâtiment, pourrait facilement être relogée dans les alentours. Selon nos informations, un accord est conclu avec le groupe Redevco, à qui une partie de l'immeuble appartient pour déménager ses enseignes locataires, C&A et Carrefour. Mais il reste... le sixième étage de l'édifice.

Il est occupé par des loges maçonniques, qui sont propriétaires, sous la forme d'une association sans but lucratif et qui ne semblent guère disposées à partir. L'affaire embarrasse: les évacuer de force serait politiquement délicat. Les dédommager serait financièrement suspect. Et négocier risque de prendre du temps. Les tractations ont jusqu'ici été discrètes, sinon secrètes. Le dossier Crapaurue ne paraît pas près de se débloquer....  

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK