Une pièce potentiellement défectueuse dans le réacteur Tihange 2?

Une pièce du réacteur nucléaire Tihange 2 est-elle potentiellement défectueuse ? Oui, selon l’association "Nucléaire Stop Kernenergie". Non, assure l’AFCN, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire et Electrabel. Tout part d’une irrégularité administrative de la part du fabricant de la pièce en question, une pièce essentielle en cas d’arrêt d’urgence de la centrale.

400 irrégularités administratives

Au total, les dossiers de 400 pièces présentent des irrégularités. Elles ont toutes été fabriquées par l'usine du Creusot en France, rachetée il y a 10 ans par la société française AREVA, qui a constaté les irrégularités. Une des pièces en question se trouve dans le réacteur nucléaire Tihange 2. Lors de sa fabrication, elle aurait subi un traitement inhabituel, qui pourrait la rendre dangereuse, aux yeux de l'association "Nucléaire Stop Kernenergie".

"La pièce a subi non pas un traitement thermique, mais deux. Elle pourrait être fissurée, avoir bougé... Elle pourrait bloquer le système de stop d'urgence en cas de problème", explique Léo Tubbax, le porte-parole de l'association. "Il faut arrêter le réacteur et faire des tests sur la pièce pour être sûr qu'elle correspond bien aux normes, puisqu'elle a été "bidouillée"... . Electrabel déclare qu'aucune anomalie n'a été détectée. C'est normal puisque personne n'a vérifié", explique Léo Tubbax.

Aucun risque, selon l'AFCN et Electrabel

La société Electrabel et l'AFCN sont claires : la pièce provenant du Creusot ne pose pas de problème. "Tous les experts sont formels, que ça soit ceux de l'AFCN ou de l'ASN (Ndlr : l'Autorité de sûreté nucléaire en France), un deuxième traitement thermique de finition n'altère en aucun cas les caractéristiques mécaniques de la pièce", précise Simon Coenen, expert en sureté nucléaire à l’AFCN.

L’Agence fédérale de contrôle nucléaire continue malgré tout à suivre le dossier. Avec d’éventuels tests ou inspections à l'avenir.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK