Une personne sur deux dort mal

La majorité des Belges n'aurait pas un sommeil réparateur. Un sur deux dort mal, plus d'un sur cinq se sent fatigué au saut du lit. Or, le déficit et les troubles du sommeil ont des conséquences importantes sur notre quotidien.  

2000 nouveaux patients par an

Au CHU de Liège, le Centre des Troubles du Sommeil reçoit chaque année 2000 nouveaux patients.  Simone Weber, patiente de 56 ans, explique au médecin à quel point elle dort mal: "Si j'ai une anxiété, si j'ai quelque chose qui m'inquiète, c'est certain, je vais penser, penser, ressasser toute la nuit ce qui me perturbe pendant la journée et là, ce sera impossible de dormir".

Forcément, il y a des répercussions pour le conjoint. "Elle ronfle, elle bouge la nuit, elle chante, elle parle.  Une fois qu'elle a une petite contrariété, c'est l'enfer parce que je prends des coups de pied.  Les seuls moments où je commence à bien dormir, c'est quand elle se lève du lit. Et pendant la journée, fatalement, elle est plus irascible" explique Eugène Close.

Une personne sur deux est concernée

Une personne sur deux rencontre des difficultés pour dormir.  Il faut être conscient des conséquences médicales.  Le Dr Julien Fanielle, neurologue et responsable du Centre des Troubles du Sommeil au CHU de Liège, explique: "Les conséquences sont l'irritabilité, des troubles de l'humeur, mais on peut aller aussi beaucoup plus loin dans les conséquences avec des problèmes cardiaques, des problèmes allant même jusqu'à l'accident vasculaire cérébral pour certaines pathologies". 

Ne pas attendre pour consulter

Les patients consultent tardivement, c'est un constat des médecins qui insistent sur la qualité de vie. "Souvent, les personnes pensent que c'est à cause d'une vie trop stressante, qu'il y a une activité au travail qui est débordante ...  Il y a toujours des excuses qui s'installent et finalement, quand on arrive à un stade où on ne sait plus compenser sa fatigue ou les répercussions du sommeil perturbées, à ce moment-là, on consulte mais c'est souvent un peu tard.  Il y a moyen de solutionner déjà plus tôt les problèmes" explique le Dr Julien Fanielle.

Eviter l'usage des écrans avant d'aller dormir

Les spécialistes du sommeil déconseillent l'usage des écrans avant d'aller dormir. "Tous les écrans, que ce soit ordinateur, tablette, smartphone ont un impact parce qu'ils dégagent de la lumière qui est nocive pour le sommeil.  Ça inhibe la sécrétion d'une certaine hormone, qu'on appelle mélatonine et qui est bonne pour le sommeil, donc ça retarde l'endormissement" précise le Dr Julien Fanielle.

Pour arriver à des résultats positifs, les médecins ont une approche multidisciplinaire.  Ils s'échangent les informations pour régler le problème dans les meilleurs délais.

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