Une péniche de luxe en vente à Liège: à quoi ressemble une vie sur la Meuse?

Une péniche de luxe en vente à Liège: à quoi ressemble une vie sur la Meuse?
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Une péniche de luxe en vente à Liège: à quoi ressemble une vie sur la Meuse? - © immoweb

Le quai des Yachts à Liège cherche un nouveau voisin. Une péniche de luxe est mise en vente. L’annonce a été mise en ligne par une agence immobilière liégeoise cette semaine, elle-même inhabituée à la prise en charge de ce genre de bien. C'est l’occasion de monter à bord et voir à quoi peut ressembler la vie sur la Meuse.

Le couple Santerre décide de quitter sa péniche. Après 8 ans, Claude et Michelle se disent tristes de s’en séparer: la vie sur l’eau a son charme. "Alors oui, ça bouge un petit peu quand il y a beaucoup de vent. Mais ce n’est pas gênant!" assure Claude, qui ne ressent plus les légers balancements du sol depuis longtemps.

Les gens nous demandent souvent ce qu’on fait sur une péniche. Et bien, on y vit, tout simplement!

Michelle, la maîtresse non pas de maison, mais de bateau, comme l’appelle son mari.

La montée à bord s’effectue par un passage dans la cabine du capitaine. La barre de gouvernail à l’apparence historique est le centre d’attention de la pièce et un témoin du passé. "Le bateau a été construit en 1938. Il a d’abord navigué professionnellement jusqu’il y a une bonne vingtaine d’années. Après, un privé l’a racheté pour l’aménager, avec l’aide de professionnels. Ce qui lui a donné une qualité technique incomparable. Comme une habitation" explique Claude.

Effectivement, l’intérieur ressemble à un appartement classique décoré dans un style marin. Une surface habitable entièrement en bois précieux avec trois chambres, un grand salon, une cuisine hyper-équipée, une salle de bain et un bureau. La particularité qui frappe l’œil: les hublots à la place des fenêtres. Et à travers eux, une vue au niveau de l’eau de la Meuse.

Comme un appartement, mais mobile

L’avantage d’un appartement pourvu d’un moteur, c’est qu’on peut le déplacer: "On peut aller dans n’importe quelle autre ville importante. On peut même aller jusqu’à Istanbul! Et si on décroche un nouveau job à Bruxelles par exemple, il suffit d’aller s’y stationner." À condition de posséder un permis. Claude n’en a personnellement pas, mais ça ne l’empêche pas de vivre dans son bateau. L’adresse à Liège lui convient, il aime cette ville: "On est bien positionné ici, en plein centre-ville. On peut aller partout à pied. On est aussi près du pont Albert, qui est éclairé le soir. C’est une vue très agréable depuis la terrasse."

Il doit néanmoins engager une personne capable de conduire sa péniche au moins une fois tous les 7 ans. Effectivement, l’entretien de la coque est une obligation qui nécessite l’aide des travailleurs du port le plus proche, qui sortent le bateau de l’eau pour s’en charger. C’est une dépense à prendre en compte. D’ailleurs, niveau financier, il faudra également sortir son portefeuille pour payer son emplacement. D’un autre côté, selon Claude, l’argent s’économise aussi: "Les frais de notaire sont moins chers que pour un appartement. L’assurance également. À part ça, il ne reste que les dépenses classiques: électricité, internet. Le bateau est bien isolé, il n’y a pas besoin de beaucoup le chauffer."

40 personnes domiciliées sur leur bateau à Liège

Les ports liégeois enregistrent actuellement 82 personnes ayant demandé une autorisation de stationnement. Parmi elles, 40 se sont domiciliées sur leur bateau: 14 à Liège, 7 à Huy, 3 à Ampsin, 4 à Angleur, 1 à Herstal, 4 à Vivegnis et 7 à Lixhe, selon les chiffres des Voies hydrauliques de Liège du Service Public de Wallonie.

Pour Claude et Michelle, la vie en péniche se termine bientôt suite à un choix personnel. Pour eux, leur bateau possédait une âme particulière. Aujourd’hui, ils sont prêts à transmettre la barre à un nouveau capitaine, non pas sans regrets.

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