Une louve repérée en Fagnes, bientôt des louveteaux ?

Si, confinement oblige, le plateau des Fagnes est déserté par les touristes, le calme pourrait profiter aux loups. Les scientifiques du réseau loup de Wallonie ont en effet repéré la trace d’une louve sur le territoire d’Akéla, ce loup suivi par le réseau en Fagnes depuis juin 2018.

Ce sont des excréments prélevés en janvier qui viennent de livrer leur secret : "ça a pris un peu de temps à cause du confinement notamment mais l’ADN le révèle, il s’agit bien de la trace à Waimes d’une louve de lignée germano-polonaise", explique Alain Licoppe, coordinateur du réseau loup du service public de Wallonie.

Une meute bientôt ?

Jusqu’à présent, le réseau loup a repéré les traces de 8 loups en Wallonie. C’est dans la région fagnarde qu’on a noté le plus d’éléments de leur passage mais la seule certitude, c’est qu’un des leurs, Akela est lui bien présent sur ce territoire depuis juin 2018. Les autres, des mâles, sont probablement allés plus loin à la recherche, chacun, de leur propre espace.

Par contre c’est la première louve et elle est sur le territoire d’Akéla : "la période de reproduction, c’est février mars et la trace a été trouvée en janvier, donc pour le timing, c’est bon. Il faut voir comment ça a évolué et puis il faut compter 2 mois de gestation et encore un peu de temps en tanière avant de voir sortir des petits louveteaux, si louveteaux il y a", explique Alain Licoppe.

Plan Loup

Cette possibilité augmenterait le nombre d’individus dans la région et la Wallonie veut anticiper. Pour l’instant, il y a eu peu de dégâts de troupeaux (le dernier cas était à Xhoffraix fin janvier) mais autorités politiques, scientifiques, éleveurs et autres acteurs de terrain discutent de mesures dans le cadre d’un Plan Loup. Il devrait être prêt en juin mais on en connaît déjà les grandes lignes : un suivi plus poussé de la population de loups, des mesures de protection puisque l’espèce est protégée, des indemnités prévues pour les éleveurs qui subiraient des pertes, des aides pour que ces mêmes éleveurs puissent protéger leurs troupeaux de moutons et puis un volet sensibilisation des éleveurs et des chasseurs mais aussi du grand public : "pour démystifier le loup, faire comprendre au public qu’il ne risque rien s’il va se promener dans les bois"

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK