Une fillette de Sclessin à l'isolement depuis fin juillet: il n'y a pas de norme uniforme sur le danger de contagion au Covid-19

Le laboratoire de microbiologie du centre hospitalier universitaire du Sart-Tilman
Le laboratoire de microbiologie du centre hospitalier universitaire du Sart-Tilman - © Michel Gretry

Elle se prénomme Divine, elle est âgée de neuf ans, et, depuis la fin juillet, elle vit en isolement dans sa famille, à l’écart de ses frère et sœur. Elle a été testée trois fois au coronavirus, à chaque fois positive, de quinze jours en quinze jours.

Elle n’a pourtant jamais présenté de symptôme de la maladie. Elle ne comprend pas. Sa mère non plus : elle a consulté plusieurs docteurs, avec des avis parfois divergents.. 

L’explication, c’est qu’il y a "positif" et "positif" ! Les autorités déconseillent d’ailleurs fortement, à l’exception des patients hospitalisés, de procéder à des dépistages à répétition. Pourquoi ? Parce que la technique utilisée, "l’amplification de génome", mesure la présence du virus dans le corps, mais pas sa contagiosité. Si ce n’est indirectement, par le nombre de cycles d’amplification nécessaires pour trouver une trace. Plus il en faut, plus la charge virale est faible.

Mais comme les laboratoires n’utilisent pas tous les mêmes protocoles, les mêmes méthodes, il n’existe pas un chiffre, une norme qui permette de décréter que quelqu’un n’est plus infectieux après une première mise en quatorzaine. C’est une question d’interprétation. Et voilà pourquoi des médecins recommandent de continuer à confiner Divine, et d’autres non.

Des discussions sont en cours, entre experts et praticiens, pour tenter d’uniformiser, au moins, la transmission des résultats…

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