Une expérience menée à Liège pour développer un outil capable de contrer la fatigue au volant

"Quand les premiers signes de fatigue et de somnolence au volant apparaissent, le conducteur ne s’en rend pas compte", nous explique notre interlocuteur.
"Quand les premiers signes de fatigue et de somnolence au volant apparaissent, le conducteur ne s’en rend pas compte", nous explique notre interlocuteur. - © Flickr - NateSteiner

Êtes-vous pétillant de vitalité après 24 heures sans sommeil ? Et surtout, seriez-vous capable de conduire une voiture ? Sans doute pas... Mais l’Université de Liège veut le mesurer, via l'entreprise Phasya, et mettre au point une technologie qui permettrait de détecter les premiers signes de fatigue chez un automobiliste.

Pour mettre au point son projet, Phasya recherche des cobayes, pour une petite expérience… Des hommes et des femmes âgés de 20 à 70 ans. Ils seront privés de sommeil pendant un peu plus de 24 heures et placés dans un simulateur de conduite. L'idée est de voir si la technologie développée par l'entreprise fonctionne correctement. Un outil qui se concentre sur les yeux du chauffeur et l'activité de son cerveau. Objectif : détecter les tout premiers signes de fatigue.

A priori, un automobiliste qui a mal dormi est conscient de son état de fatigue. Alors, à quoi ça sert au juste cet outil ?

C'est vrai qu'à l'ère des objets connectés, à l'heure où nos gestes et nos performances sont souvent mesurés... cette technologie peut ressembler à un gadget parmi d'autres. Mais Jérôme Wertz, cofondateur de Phasya, s'en défend. "Quand les premiers signes de fatigue et de somnolence au volant apparaissent, le conducteur ne s’en rend pas compte. Alors il va continuer à conduire alors que ses capacités de conduire de manière sécurisée ont déjà diminué."

Quand il sera au point, l'outil liégeois sera proposé aux constructeurs automobiles. A eux, ensuite, d'imaginer une voiture qui protège le conducteur fatigué. Jérôme Wertz a déjà quelques suggestions : "Dans le futur, on peut très bien imaginer qu’à partir du moment où la voiture a détecté que vous êtes fatigué, elle change votre air conditionné, augmente le volume de la radio ou ralentisse et se mette sur le bord de la route, pour votre propre sécurité."

Bref, on ne parle pas encore ici de voiture autonome, de voiture sans chauffeur. Mais on s'en rapproche tout doucement.

 

 

Barbara Schaal

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