Une équipe de l’ULiège seule représentante européenne à la finale du concours Campus 2030 des Nations Unies

Une équipe du Green Office de l’Université de Liège participera ce vendredi à la finale, en ligne, de la deuxième édition du concours Campus 2030 organisé par les Nations Unies.

Ce concours vise à inciter les universités à s’engager sur la voie du développement durable. Le projet liégeois consiste à proposer aux étudiants une trentaine de challenges pour réduire, via des actions du quotidien, leur impact carbone de moitié.

Six équipes seront en lice pour cette finale. Celle du Green Office de l’ULiège est la seule équipe européenne. Elle est composée de quatre étudiantes, d’un étudiant et de la coordinatrice du Green Office. Pour eux, cette présence en finale est déjà source de fierté. "Surtout, ça amène énormément de crédibilité au Green Office et aux projets qu’on développe à l’Université de Liège.", explique Emeline Baert, étudiante en gestion des entreprises sociales et durables, "Pour moi en tout cas personnellement, c’est d’abord une fierté de pouvoir amener cette crédibilité-là et je sais que ça amènera de nouvelles opportunités par la suite pour développer d’autres projets plus durables à l’unif."

Antoine Chavanne, étudiant en droit social, est un autre membre de l’équipe : "On est vraiment très surpris et très heureux de cette reconnaissance à l’échelle internationale. Ça fait plaisir de voir que notre projet est soutenu et qu’on lui donne du crédit."

Le King’s College de Londres, par exemple, a déjà demandé à en savoir plus. Cet intérêt n’étonne pas Emeline Baert : "On voit les jeunes qui se mobilisent pour le climat dans le monde entier. Mais je pense qu’il y en a beaucoup qui se demandent encore comment faire. Donc quand certains proposent une solution, ça ne m’étonne pas qu’il y en ait d’autres qui se disent : "Super, ils ont proposé quelque chose de concret, nous aussi on veut faire pareil.".".

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L’équipe réunie dans une vidéo présentée lors de la demi-finale © Green Office ULiège

Aux étapes précédentes du concours Campus 2030, la sélection s’est opérée sur base des dossiers rentrés, de diaporamas et de vidéos envoyées aux Nations Unies. Cette fois, les équipes devront défendre leurs projets en direct et répondre aux questions du jury. L’équipe du Green Office de l’ULiège s’est longuement préparée pour cette finale. "On a répété pour être sûrs que tout le monde était réparti de la même manière, qu’on abordait le plus de sujets possibles pour être sûrs de défendre à 100% le projet.", détaille Emeline Baert. "Nous sommes en examens, nous avons des travaux de fin d’études à rendre, etc.", explique Antoine Chavanne, "On a dû jongler avec ça et essayer de trouver le temps de se préparer au mieux, d’anticiper les questions qui nous seront posées, de vraiment connaître au mieux notre projet et les enjeux aussi qu’il y a derrière puisque c’est un projet qu’on devra adapter à d’autres pays. Faire un challenge en Belgique, ce n’est pas la même chose que faire un challenge à l’autre bout de la terre donc on a dû réfléchir à toutes ces questions-là.". Emeline Baert poursuit : "Notre projet est spécifique à Liège, il est spécifique à la communauté étudiante de Liège et comme le but est de l’étendre dans d’autres écoles, en Belgique ou dans d’autres pays. On sait qu’il faudra adapter ce projet aux spécificités locales. C’est un des éléments principaux qu’on a pris en compte pour préparer la défense. Par exemple, le challenge qui encourage les étudiants à aller à vélo à Liège, ne sera peut-être pas aussi important dans un pays où les pistes cyclables et la possibilité de rouler à vélo est plus facile, il faudra peut-être appuyer sur d’autres challenges."

Même s’ils ne sont pas lauréats, qu’aura apporté leur participation à nos deux étudiants ? "L’expérience. Tout le monde ne peut pas dire qu’il a participé à une finale devant un jury international pour défendre son projet aux Nations Unies. Et puis tout le travail d’équipe.", répond Antoine Chavanne. Emeline Baert enchaîne : "Le travail en équipe, pour moi est très important au niveau professionnel. Le fait d’apprendre aussi à imaginer des nouvelles idées, des nouveaux projets dans le développement durable. Et aussi d’avoir l’opportunité d’avancer dans le chemin de la durabilité à l’université.". Antoine Chavanne conclut : "Et puis notre projet, même s’il n’est pas lauréat, il est quand même là, il est développé et il est prêt à être répliqué à l’échelle belge et puis internationale.".

Il sera possible de suivre la finale du concours en ligne ce vendredi à 14 heures: https://www.youtube.com/watch?v=IsP_xR2w3vQ

 

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