Une entreprise liégeoise signe un important contrat pour sauver du vin canadien

L'accord signé avec le producteur viticole canadien devrait éviter que l'équivalent de 200 millions de bouteilles finissent dans le tout-à-l’égout (illustration).
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L'accord signé avec le producteur viticole canadien devrait éviter que l'équivalent de 200 millions de bouteilles finissent dans le tout-à-l’égout (illustration). - © Flickr

KitoZyme, c'est le nom de cette PME liégeoise qui faisait partie de la délégation emmenée par les souverains belges la semaine dernière. Cette entreprise a conclu un accord avec un producteur de vin.

Un producteur qui avait un "petit souci" : une partie de son vin sentait... le crottin de cheval ! Pas vraiment le genre d'arôme recherché par les œnologues...

Le responsable, c'est une levure qui se développe lors de la fermentation du vin rouge, la "brettanomyces bruxellensis". Un nom plutôt indigeste.

Cette levure, en raison de son odeur infecte, oblige de nombreux viticulteurs à jeter une partie de leur production. Ce qui constitue un sérieux manque à gagner, évidemment.

200 millions de bouteilles sauvées ?

Et c'est là que KitoZyme intervient. La PME liégeoise spécialisée dans les dispositifs médicaux et compléments alimentaires a mis au point un "exterminateur de levure".

KitoZyme ne transforme évidemment pas encore l'eau en vin... mais elle parvient à sauver le délicat breuvage. Les chercheurs liégeois ont en effet découvert que le chitosane, une substance végétale qu'ils utilisent habituellement dans les produits cosmétiques et diététiques, permettait aussi de détruite cette levure. L'accord signé avec le producteur viticole canadien devrait éviter que l'équivalent de 200 millions de bouteilles finissent dans le tout-à-l’égout. 

C'est le plus gros contrat paraphé par KitoZyme depuis sa création en 2000. Il pourrait lui assurer un chiffre d'affaires de 10 à 20 millions d'euros. De quoi lever son verre ?

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