Une "brigade de solidarité populaire" s'active, en région liégeoise

L'(ancienne "Maison Heureuse" de Bressoux, centre logistique d'une brigade de solidarité populaire
L'(ancienne "Maison Heureuse" de Bressoux, centre logistique d'une brigade de solidarité populaire - © Michel Gretry

C’est une initiative inspirée d’exemples italiens, au plus fort du confinement dans la péninsule : une brigade de solidarité tient pour principe que "le peuple sauve le peuple". Les structures étatiques n’ont pas toujours réussi à aider les personnes plongées dans la précarité à cause de la pandémie, d’une perte de revenu, d’un renvoi au chômage temporaire. Les gens habitués aux fins de mois difficiles savent peut-être mieux que d’autres définir les manques et les besoins de base, et les moyens d’y subvenir.

Les liégeois de la brigade de solidarité populaire se sont installés parmi les squatteurs d’un centre social autogéré : chassés voici quelques mois de l’ancien consulat marocain dans le quartier Saint-Léonard, ils occupent à présent une ex-Maison Heureuse, à Bressoux. C’est là qu’ils réceptionnent, trient et redistribuent les dons qu’ils récoltent. Des denrées alimentaires, mais également des produits auxquels il est rare de penser : de la colle pour dentier, des protections menstruelles, de la mousse à raser.

Parfois, la préoccupation de soutenir les plus fragiles prend une autre forme, comme cette distribution de masques et de gel hydroalcoolique, vendredi soir, aux livreurs et coursiers Deliveroo ou Ubereats, souvent sans couverture de sécurité sociale ou presque, et au salaire horaire souvent incertain.