Un train annulé pour cause de graffitis

Le nettoyage des trains coûte chaque année plusieurs millions d'euros à la SNCB - image prétexte
Le nettoyage des trains coûte chaque année plusieurs millions d'euros à la SNCB - image prétexte - © Belga

Un train purement et simplement annulé à cause de tags, c’est ce qui est arrivé mardi matin. Il devait relier Welkenraedt et Courtrai, mais les vandales l’ont rendu hors d’usage.

Inutilisable parce que les vandales ont tagué ou en fait plutôt repeint tout un flanc du train. Dix wagons, totalement badigeonnés de peinture. Ils ont commis leur forfait dans la nuit de lundi à mardi. Le train était stationné à Welkenraedt sur une voie en cul-de-sac. Compte tenu des fortes odeurs de peinture et de la difficulté à ouvrir les portes, la SNCB a simplement décidé d’annuler ce train.

Ça n’est pas la première fois que quelque chose de ce genre se produit. Très récemment, fin juillet, ce même train était déjà grossièrement badigeonné de mauve.

Plusieurs millions d’euros dépensés chaque année en nettoyage

Ces actes de vandalisme sont une véritable plaie pour la SNCB et lutter contre ce fléau n’est pas chose aisée. " Nous avons des caméras de surveillance dans les faisceaux, les parkings des trains, mais ces faisceaux sont extrêmement étendus. Il n’est donc pas possible de sécuriser l’entièreté du réseau ", explique Elisa Roux, porte-parole.

La SNCB tente malgré tout de se retourner contre les auteurs de ces dégradations. " C’est un délit qui est sévèrement puni ", insiste Elisa Roux. " Il entre dans le cadre des amendes administratives, à la SNCB nous pouvons réclamer des dommages et intérêts de plusieurs dizaines de milliers d’euros. La justice peut également décider de mener une enquête et de poursuivre les auteurs ".

La SNCB répertorie également tous les tags, elle dispose d’une base de données grâce à laquelle " il est possible de retrouver des précédents tags du graffeur et donc d’augmenter son amende ".

Chaque année, la SNCB dépense plusieurs millions pour nettoyer ses trains tagués. Un exemple : en 2015 la facture éteint de 3 millions d’euros.

 

 

 

Archives : Journal télévisé 25/09/2017

C'est en 2017 que le Ministre fédéral de la mobilité a voulu autoriser les amendes administratives pour les incivilités dans les trains. En 2016, la SNCB avait dû débourser 5 millions d'euros pour effectuer des réparations dans les trains : changer des vitres ou des tablettes brisées mais surtout nettoyer les graffitis, une opération difficile et coûteuse. 

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