Un SOS de 500 assiettes vides à Liège pour symboliser le désarroi de l'Horeca

Le Collectif Horeca Wallonie, créé il y a quelques jours seulement dans le but de fédérer l’Horeca au sens large dans le cadre de la prochaine réouverture du secteur, a mené une première action ce lundi sur la place Saint-Lambert à Liège.

Pour la trentaine de participants, un nombre volontairement limité, il s’agissait de plaider pour une réouverture rapide de l’Horeca, mais pas à n’importe quelles conditions.

Un grand SOS, écrit avec 500 assiettes vides, c’est ce que les restaurateurs ont donné à voir durant cette action. Car pour eux, il est temps de savoir : " On devait apporter un cri de détresse parce qu’on est vraiment sans nouvelles du gouvernement. On ne sait pas comment on va pouvoir avancer. Je pense qu’effectivement on a tous envie de retravailler mais de retravailler dans des conditions acceptables. Or à l’heure actuelle on n’a aucune information sur la manière dont on va pouvoir rouvrir. Nous ne sommes pas prêts à rouvrir dans n’importe quelles conditions ", affirme Marie Halkein, porte-parole du collectif.

Le secteur Horeca veut rouvrir, mais pas à n’importe quelles conditions : " La distanciation sociale, on pourra le faire, mais si je dois avoir 30 pc ou 50 pc d’occupation, ça va être limite. J’ai cinq membres du personnel et en gastronomique, ça va être limite. Il ne faut jamais oublier qu’à la fin il y a une addition. On peut peut-être exiger une certaine addition à la fin pour un plaisir, mais il ne faut pas en arriver à n’importe quoi. Il faut laisser le plaisir ", estime Olivier Massart, président des Jeunes restaurateurs de Belgique.

Pour le secteur, la réouverture sera de toute manière difficile : " Ça dépend sous quelles conditions on est. Nous, on a une très grande terrasse, donc ça peut être facile s’il faut beau de laisser la distanciation sociale. Maintenant, si c’est à l’intérieur, avec toutes les contraintes, je ne le ferai pas. Financièrement ce n’est pas possible. En plus, si on rouvre, il va forcément y avoir beaucoup de contrôles, donc ça fera du stress en plus. S’il y a 25 conditions à remplir et qu’on en respecte 22, c’est un stress psychologique en plus qu’on n’est plus capable de supporter ", explique Fanny Rosu, restauratrice liégeoise.

Les responsables du collectif ont rencontré les autorités communales liégeoises suite à cette action mais sans obtenir d'engagement ferme autre qu'une exonération de taxes communales pour la période de confinement. Les représentant du Collège échevinal ont aussi exprimé leur soutien par rapport à la situation du secteur et n'ont pas fermé la porte à une occupation de l'espace publique par des terrasses étendues. 

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