Un satellite de la taille d'une canette, le défi de six élèves stavelotains pour une finale internationale

Le mini-satellite tient dans une canette de soda
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Le mini-satellite tient dans une canette de soda - © SpaceWalk

Six rhétos du Collège Saint-Remacle de Stavelot participeront du 28 juin au 2 juillet à la finale internationale d'un concours organisé par l'Agence spatiale européenne. Une finale qui se déroulera à Brême, en Allemagne. Le principe : construire un mini satellite de la taille d'une canette de soda, qui sera largué à 1000 mètres d'altitude et qui devra, durant la descente, recueillir une série de données. Ces six jeunes sont les finalistes belges et au total, 16 pays seront représentés par une équipe. Une mission forcément pas simple pour des étudiants de rhéto.

"Ce mini-satellite sera largué à 1 km d’altitude et durant la descente, il recueillera des données de température, de pression, tout en effectuant une mission supplémentaire", explique Arthur Offermans, membre de l’équipe stavelotaine. "Pour cette mission supplémentaire, nous avons choisi la conception d’un robot qu’on pourrait apparenter au R2D2 de la série Star Wars, c’est-à-dire un robot qui va vérifier l’état des composants pour voir, par exemple, le niveau de batterie, les recharger si nécessaire, recevoir des données des capteurs et vraiment s’occuper du check-up de tout le système", complète Thibault Crismer, autre membre de cette équipe baptisée SpaceWalk.

Nous avons dû faire beaucoup de tests et ça a pris pas mal de temps

Ces jeunes participants ont dû tout concevoir eux-mêmes. Une tâche pas vraiment simple pour des élèves de secondaire : "Nous avons dû faire des recherches sur Internet pour savoir comment nous y prendre, comment faire une antenne ou un parachute par exemple. Certaines personnes nous ont conseillé mais on essaie de tout faire par nous-mêmes. Nous avons dû faire beaucoup de tests et ça a pris pas mal de temps, mais nous avons appris beaucoup de choses ", précise Arthur Offermans. "Ce qui nous a beaucoup aidé, c’est de rencontrer des personnes qui sont expertes en la matière. Par exemple, une personne qui s’y connaît en parachute et qui nous a renseigné sur comment concevoir cet objet important dans la réalisation du satellite", ajoute Thibault Crismer.

Quant à savoir ce que les participants retirent déjà de leur expérience : "Un esprit d’équipe, des progrès en anglais (c’est la langue du concours) et nous avons aussi beaucoup appris au niveau mathématique", affirme Arthur Offermans. "C’est très enrichissant tant au niveau personnel, humain que groupe. C’est vraiment une très belle aventure", estime quant à lui Thibault Crismer.

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