Un recours au conseil d'Etat contre le projet d'accrobranche au Val-Saint-Lambert

Dix-sept hectares, partiellement situés en zone "Natura2000" sont concernés par le projet
Dix-sept hectares, partiellement situés en zone "Natura2000" sont concernés par le projet - © Tous droits réservés

Un groupe de citoyens du Val Saint-Lambert a annoncé ce lundi qu’une récolte de fonds, lancée depuis un mois pour financer un recours en annulation contre le projet d’accrobranche, a atteint ses objectifs, et que la requête va être déposée sous peu.

Cette association ne s’oppose pas simplement par crainte de nuisances de bruit ou de charroi, ou par principe contre des activités ludiques en forêt. C’est la localisation de ce projet qui dérange : "C’est une zone en partie protégée, avec des arbres parfois anciens, dont il est interdit de couper les branches, ce n’est vraiment pas un endroit pour commencer une exploitation commerciale du bois. A l’heure où la défense de la biodiversité est à la mode, il est paradoxal de laisser la logique du profit gérer ce genre de site", explique le porte-parole, Xavier Spirlet.

C’est le contexte qui inquiète également les riverains : dans un premier temps, il a été question de clôturer ces dix-sept hectares, alors que des chemins "réputés d’usage communal" les traversent. L’idée a été abandonnée, en vertu de quoi les autorités n’ont pas organisé d’enquête publique, préalablement à la délivrance du permis d’urbanisme. L’ouverture de cet accrobranche, c’est le premier pas vers la concrétisation de l’ambitieux complexe Cristal Park. Mais, selon le promoteur, il devrait déjà attirer plus de cinquante mille visiteurs annuels, dont un petit tiers dès le mois d’août. Le comité "Le Bois du Val" parle d’un déficit de démocratie locale.

 

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