Un prédateur sexuel welkenraedtois condamné à trois ans de prison ferme

Un prédateur sexuel welkenraedtois condamné à trois ans de prison ferme
Un prédateur sexuel welkenraedtois condamné à trois ans de prison ferme - © Tous droits réservés

Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné mercredi un sexagénaire welkenraedtois à une peine de trois ans de prison ferme pour "leurre sur mineur". Le tribunal a estimé que les conditions d'application de la prévention de "grooming", soit le fait d'inciter un mineur lors de discussions virtuelles à accepter un rendez-vous afin de satisfaire des penchants sexuels, n'étaient pas établies en l'espèce, aucun acte matériel n'ayant été posé puisque le père de la victime a intercepté les messages échangés entre sa fille et le prévenu.

En juillet 2019, le prévenu, qui avait rencontré l'enfant de 11 ans lors d'une fête familiale, avait entamé avec elle une discussion sur Facebook via Messenger. Lors de ces échanges, le sexagénaire avait sollicité une rencontre physique à caractère sexuel. Il avait insisté pour qu'elle reste discrète sur cette demande.Le père de l'enfant avait intercepté cette conversation une dizaine de jours après son entame et avait porté plainte à la police.

Le welkenraedtois, détenu depuis la mi-mai, avait expliqué à l'audience son comportement par une envie de faire peur à l'enfant, qui se serait montrée "insultante" à son égard lors de la fête familiale. Le tribunal a estimé que ces explications n'étaient pas crédibles car d'autres profils de jeunes filles ont été retrouvés dans le GSM. Celui-ci présente en outre une personnalité de pervers narcissique aux tendances paraphiliques, selon le rapport de l'expert. Le tribunal a également estimé que le prévenu présentait un risque élevé de récidive. Sur la base de ce rapport mais également de l'absence de remise en question du prévenu, le tribunal a jugé qu'il ne pouvait faire droit au sursis probatoire et a condamné le sexagénaire à trois ans de prison ferme.

Le prévenu avait déjà été condamné en 1985 pour le viol d'une mineure de 15 ans et fait l'objet d'une autre plainte pour viol, déposée par l'une de ses filles. Cette plainte a toutefois été classée sans suite en raison du délai de prescription.Au civil, le prévenu est condamné à payer 1.176 euros provisionnels à sa victime, qui a fait une tentative de suicide.
 

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