Un périmètre de protection élargi, autour de la Société Littéraire

Un hôtel de maître néoclassique, d'un grand intérêt patrimonial
Un hôtel de maître néoclassique, d'un grand intérêt patrimonial - © Tous droits réservés

C’est un arrêté signé par la ministre du patrimoine qui vient de lancer la procédure. Les abords de ce monument architectural du dix-huitième siècle vont bientôt être plus largement protégés. L’immeuble de la Société Littéraire a été bâti juste avant la révolution française et liégeoise. Deux ans avant qu’il ne soit question de démonter la cathédrale Saint-Lambert, ce sont les pierres d’une église qui ont été remployées, l’église Saint-Mathieu. C’est un hôtel de maître de grand luxe, avec ses salons ornés et meublés avec magnificence. D’ailleurs, lors du renversement de l’ancien régime, ce cercle de délassement et de conversation, fréquenté par la noblesse et la haute bourgeoisie, fut saccagé et mis sous séquestre au titre de propriété nationale, pendant les premiers mois de la période française. Il a connu par la suite plusieurs vicissitudes, incendie ou occupation allemande. Il reste un témoin prestigieux d’une longue histoire, dernier vestige d’un ensemble néoclassique, autrefois à cet endroit.

Ce qui a été construit dans son voisinage immédiat n’est pas toujours de très bon goût. C’est même majoritairement médiocre, selon les termes de la décision ministérielle. Mais il s’agit à présent de maîtriser les évolutions futures, dans un environnement très commercial. Et désormais, dans un périmètre qui englobe la place, ses aubettes de fleuristes, ses abribus, ses terrasses de cafés, jusqu’à la devanture du théâtre royal, il ne devrait plus être permis n’importe quoi. Du moins, si l’enquête publique et le conseil communal approuvent la démarche, qui concerne une zone qui va être fondamentalement transformée par le passage du tram.

 

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