Un observatoire liégeois dans le désert chilien pour trouver des exoplanètes

Les téléscopes robotiques dans le désert chilien
Les téléscopes robotiques dans le désert chilien - © ASTELCO Systems Uliège

"Speculoos - sud" pour "Search for habitable Planets EClipsing ULtra-cOOOl Stars", c'est le nom d'un observatoire installé dans le désert d'Atacama au Chili. Un ensemble de quatre téléscopes qui ont été inaugurés ce mercredi, à distance, depuis l'Université de Liège. S'ils sont au Chili, ces téléscopes, c'est parce que les conditions d'observation des étoiles y sont les meilleures. Les astronomes vont s'en servir pour rechercher des planètes similaires à la Terre. Tout ça sans bouger de Liège. 

Des téléscopes dans le désert chilien pilotés depuis Liège

"Ce sont des téléscopes robotiques" explique Laetitia Delrez. "Il n'y a pas besoin d'aller sur place. Il suffit de se connecter chaque soir aux ordinateurs là-bas. le téléscope s'ouvre tout seul. Il prend des observations, des données. Ces données, ce sont des images. On observe une cible par nuit, une étoile. L'une des étoiles ultra-froides qui sont ciblées par Speculoos. Et on essaie de voir des éclipses de cette étoile."

Quand la luminosité d'une étoile faiblit à intervalles réguliers, c'est qu'une planète passe entre elle et la Terre. C'est comme ça que les astronomes arrivent à repérer les planètes d'autres systèmes solaires, à plusieurs années-lumière de nous. "On peut mesurer dans chaque image la lumière de l'étoile. Et donc on construit une courbe, qui montre l'évolution de la lumière de cette étoile au cours du temps. Et on espère déceler une baisse dans le flux lumineux de l'étoile." et cette baisse est l'indice de la présence d'une planète en transit devant l'étoile.

Chercher des soeurs de la Terre

Les astronomes cherchent des planètes qui soient semblables à la Terre. Rocheuses comme elle et ni trop près ni trop loin de leur soleil, pour que de l'eau liquide puisse y rester. C'est ce qu'ils appellent la "zone habitable". Une zone où de la vie pourrait exister. 

"On a déjà quelques dizaines de planètes potentiellement habitables qui ont été trouvées autour d'autres étoiles" rappelle Michaël Gillon. "Et ce qu'on veut, c'est en trouver qui se prêtent bien à des études détaillées de leur composition athmosphérique." Parce que dans l'atmosphère d'une planète, la vie laisse des traces comme le méthane ou le CO2. Ces traces, les astronomes du futur pourront les détecter.

Il ne s'agit pas d'y aller. Les distances se comptent en années-lumière. C'est beaucoup trop loin. Mais c'est quand même pour pouvoir répondre, un jour, à la fameuse question : sommes-nous seuls dans l'Univers... ou pas ?

 

 

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