Un "monsieur drone" à la police de la zone Secova

Drone en vol
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Drone en vol - © RTBF

Les drones se multiplient dans le ciel, simples jouets ou engins plus sophistiqués. C'est ce qui a poussé la zone de police Secova a désigner un inspecteur référent, une personne relais entre les policiers, la population et les communes de Chaudfontaine, Trooz, Aywaille, Sprimont et Esneux. 

"Ce qu’on constate souvent, ce sont des personnes qui font voler des drones dans des endroits et à des hauteurs non autorisées, qui n’ont pas immatriculé et assuré leur appareil", précise l'inspecteur Jean-Marc Gaspard, spécialiste des drones au sein de cette zone de police. "On a de plus en plus d’appels pour signaler la présence de drones dans le ciel, des survols de jardin.  Quand on intervient, on vérifie les documents, les autorisations de vol. On explique, et parfois on sanctionne ! "

Il existe en fait 3 catégories de drones, du simple gadget au modèle professionnel. Le plus répandu, celui qui pourrait se retrouver en massesous le sapin, ne peut être utilisé que sur un terrain privé, dans le jardin par exemple, et à une hauteur maximale de 10 mètres. ll peut être manipulé par des enfants et ne nécessite pas de formation de pilotage, contrairement aux drones plus lourds et plus sophistiqués, comme ceux qu'utilise notamment la police. ll y en aura d'ailleurs en survol, demain à Bruxelles, lors de la manif des gilets jaunes (drones de la Police Fédérale)

Peu de drones à la police

Ces drones plus sophistiqués (dit de classe 1) sont désormais aussi utilisés par les forces de l'ordre, mais en Wallonie et en région bruxelloise, assez peu de zones de police locale sont équipées. C'est tout de même le cas à Arlon et Liège par exemple. De même, très peu de policiers ont reçu des formations spécifiques pour devenir des personnes référentes. 

"L'usage de drones dans l'espace aérien belge (Arrêté royal du 10 avril 2016) reste assez restrictif, et la législation n'est peut-être assez souple", estime l'inspecteur Jean-Marc Gaspard. La loi actuelle interdit par exemple le transport de marchandises (courrier, alimentation,...). On est donc à mille lieues de la situation aux Etats-Unis, où désormais, les drones sont même testés pour acheminer des organes humains.

    

           

 

     

 

 

 

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