Un habitant de Pepinster poursuivi pour avoir endommagé cinq radars de type lidar

Un habitant de Pepinster, né en 1967, a comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Verviers, où il est accusé d’avoir endommagé cinq radars de type lidar en région verviétoise, entre le 2 août 2017 et le 4 janvier 2018.

L’homme qui reconnaît l’un des faits qui lui sont reprochés, a expliqué lors de l’audience s’être fait flasher à plusieurs reprises alors qu’il circulait sur l’autoroute. Énervé, il aurait alors décidé de s’en prendre aux lidars en les déplaçant. "Je sais qu’il s’agit de matériel de haute précision et que s’ils ne sont pas précisément dans l’axe de la route, ils ne flashent plus", a déclaré le prévenu qui, à l’époque des faits, travaillait dans une entreprise de dépannage appartenant à son beau-frère.

"Une nuit, j’ai emprunté le camion de dépannage et sur l’autoroute, j’ai effectué une manœuvre visant à déplacer le radar en le percutant", raconte le prévenu qui avoue aussi avoir tenté cette manœuvre avec sa voiture. "Un lidar, ça pèse 3,5 tonnes. Avec ma voiture, il n’a absolument pas bougé", poursuit le prévenu qui conteste être l’auteur de toutes les dégradations constatées.

Dans son réquisitoire, le ministère public a estimé, que faute d’élément, le prévenu ne peut pas être condamné pour un fait commis à Theux. Pour les quatre autres par contre, l’implication du prévenu ne fait pas de doute, au vu du modus operandi très particulier utilisé.

"A chaque fois, il s’agit d’un même véhicule, à savoir un camion de type plateau de dépannage qui, de nuit, fonce sur un lidar", a détaillé la procureure du Roi qui a réclamé une peine d’un an de prison à l’encontre du prévenu qui a écopé, en 2015, de 3 ans de prison pour des faits de mœurs. Elle ne s’oppose pas à du sursis probatoire ni à une peine de travail malgré l’état de santé du Pepin.

Pour les faits contestés par son client, l’avocate de la défense a souligné que les véhicules impliqués étaient de couleurs et de marques différentes de celui avec lequel circulait quinquagénaire. Pour le montant des dommages, à hauteur de 81.000 euros, réclamés par la partie civile, elle a demandé qu’il soit réduit à un euro provisionnel.

Le jugement aura lieu le 18 février.
 

Les radars tronçons font fortement baisser le nombre d'accidents (archives JT 25/06/2018)

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