Un front liégeo-luxembourgeois pour contrer la vente d'outils d'ArcelorMittal ?

Le groupe ArcelorMittal a tenu un nouveau conseil d'entreprise extraordinaire, ce mercredi, dans le bassin liégeois. La direction a apporté quelques précisions sur la manière dont elle envisage la cession de plusieurs lignes de production.

Elle a officiellemement annoncé la création d'une entreprise temporaire, baptisée TopCo, pour assurer la transition avec le repreneur, pour en quelque sorte "désintégrer" les services communs, les réseaux informatiques par exemple, communs aux usines qu'ArcelorMittal garde dans son périmètre, et aux lignes dont le groupe se défait. Cette transition devrait permettre de couper les liens petit à petit, à partir de la fin-mai, et de livrer à l'acquéreur, en fin d'année, clef sur porte, une entité autonome et compétitive. 

C'est d'ailleurs peut-être là que le bât blesse dans les intentions d'ArcelorMittal. Pour être autorisée à racheter un sidérurgiste italien, la multinationale vend également d'autres sites, tchèque ou roumain notamment. A chaque fois, il s'agit de conglomérats industriels complets. "Autonomes et compétitifs", ce qui correspond aux exigences des autorités de la concurrence. Mais pour les ateliers de Tilleur et Flémalle, regroupés en un lot avec les grands-ducaux de Dudelange, ce n'est pas le cas. Pas autonomes, au niveau de l'approvisionnement en bobines de tôle. Les syndicats commencent à soupçonner ArcelorMittal de ne pas être réellement obligée de se séparer de la galvanisation et du fer-blanc, mais de chercher à s'en débarrasser, pour ne conserver que les technologies les plus en pointe... Des actions vont être menées, afin d'exprimer ces réticences, voire ces objections, auprès des commissaires européens en charge du dossier.   

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