Un camping est devenu hameau à Aywaille, un atout gagnant pour les habitants

La commune d'Aywaille compte un nouveau hameau et il porte bien son nom: le hameau du chant d'oiseaux. Il s'agit d'un ancien camping, au départ pour touristes, qui au fil du temps est devenu uniquement résidentiel. Les emplacements pour caravane et les chalets de bois sont majoritairement devenus des habitations en brique ou autre, et l'ensemble du site vient d'être repris par la commune. Et cela a amené plusieurs évolutions que les habitants jugent unanimement favorables.

On a maintenant de belles routes

Avec ses belles allées nouvellement refaites, ses petites et moyennes parcelles où la verdure reste bien présente, et puis les mélodies sifflées par les oiseaux qui se laissent entendre en continu, le nouveau hameau du chant d'oiseaux porte bien son nom. Depuis la reprise par la commune, il y a eu des évolutions, comme en témoignent les habitants : " Ça change d’abord qu’on a maintenant de belles routes. Le réseau d’eau a été refait, il n’y a plus de fuites. Une année, j’ai dû rendre près de 70 euros rien que pour ces fuites ", témoigne un premier. " Au début, c’était de la terre et maintenant c’est mieux. Avant, on payait tous ensemble aussi, maintenant on ne paie que pour soi. Ainsi, chacun sait ce qu’il dépense et on sait gérer", ajoute une autre habitante. " La police passera plus souvent et on sera plus en sécurité ", conclut une troisième.

Comme dans un petit village

Ce n'est plus un camping, les habitants y vivent plus chez eux que chez les voisins, mais la convivialité n'a pas pour autant disparu : Je m’arrange bien avec tous mes voisins, on se dit bonjour, on se donne un coup de main ", affirme un habitant tandis qu’une autre précise : " On est vraiment comme dans un petit village, on est heureux ". Pour Anna, les travaux réalisés au hameau ont même ramené de la joie de vivre : " On se sent beaucoup mieux et les humeurs changent. On est beaucoup plus dans la joie. Un peu comme si on passait de l’hiver à l’été. Ça a vraiment changé ".

Fin d’une sous-citoyenneté

La commune d’Aywaille a donc repris l’ensemble des voiries du site et assuré plus de sécurité juridique aux habitants. " La commune s’est demandée s’il fallait garder un caractère touristique à un endroit qui ne l’est plus du tout puisqu’il y a cette vie permanente qui s’est installée. Nous avons donc dialogué avec les copropriétaires. Il faut dire qu’il y a 150 parcelles sur ce domaine, soit 250 habitants ", détaille Philippe Dodrimont, le député-bourgmestre d’Aywaille.

Celui-ci confirme aussi que les frais qui auparavant étaient assurés par la copropriété le seront désormais par la commune : " Les frais liés à l’entretien, à la réfection, au déneigement, etc., tout cela sera à charge de la commune et c’est bien légitime. Parfois, les habitants m’exprimaient leur frustration en se qualifiant de sous-citoyens de la commune parce qu’en habitant un site privé, ils n’avaient pas les mêmes droits que les autres, mais aujourd’hui tout ça est effacé ".

Dans la commune d'Aywaille, un autre site, le gibet de Harzé, devrait connaître prochainement la même conversion. Un second, le Val du Promontoire, n’est lui pas intéressé par cette démarche.

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