"Un bon flic est un flic mort", c'est une injure à corps constitué: condamné à l'amende maximale

Le chef de corps de la police zonale est satisfait du jugement
Le chef de corps de la police zonale est satisfait du jugement - © Michel Gretry

L’article 448 du code pénal punit quiconque a "injurié par paroles, en sa qualité ou en raison de ses fonctions, une personne dépositaire de l’autorité ou de la force publiques."

C’est ce que le juge correctionnel a retenu à l’encontre de ce Liégeois qui, en septembre dernier, le jour où un policier a été grièvement blessé à la tête par des coups de feu, tirés lors d’un banal contrôle d’un automobiliste, a posté sur un réseau social des commentaires particulièrement désobligeants. Le parquet du procureur du roi a poursuivi l’individu pour calomnie, et a réclamé une peine d’emprisonnement. Le tribunal a requalifié les faits, et a prononcé  ce vendredi une condamnation à l’amende maximale prévue par la loi, soit 4000 euros.

Le commissaire Beaupère, chef de corps, a tenu à saluer cette décision. Au nom de ces agents, il considère qu’il est important que des propos "immondes, irrespectueux et inadmissibles" soient sanctionnés, et que les personnels de sécurité, alors que la dangerosité du métier augmente, soient soutenus par la justice.

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