Trop de lotissements à Petit-Rechain ?

Petit-Rechain devient-il une banlieue ?
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Petit-Rechain devient-il une banlieue ? - © RTBF - François Braibant

Y a-t-il trop de lotissements à Petit-Rechain ? C'est l'avis d'une série d'habitants des anciens quartiers. Depuis plusieurs années, ils dénoncent l'urbanisation anarchique de leur village. Ils comptent une dizaine de projets de construction, réalisés, en cours et à venir. Selon eux, Petit-Rechain va perdre son caractère rural et se transformer en simple banlieue résidentielle de Verviers.

Michel Pezzin nous emmène pas loin de sa maison dans une ancienne prairie. "Nous nous trouvons derrière le zoning de Petit-Rechain. C'est une zone qui est appelée Bonvoisin. Il y a actuellement une enquête publique pour quatre lots d'immeubles. Chaque immeuble, c'est neuf à dix logements." Les maisons ne sont pas encore là, les routes oui. Le terrain n'est plus ce qu'il était. "C'était une vaste prairie. Avec des grenouilles et des insectes qui pouvaient vivre leur vie en toute quiétude." 

"Verviers devrait accueillir presque 400 logements par an d'ici 2040"

L'habitat va-t-il encore se développer à Petit-Rechain ? L'échevin Benoît Pitance souligne que Verviers va devoir accueillir plusieurs centaines de nouveaux habitants dans les prochaines années : "Soit on fait grandir Petit-Rechain de manière concentrique, ce que nous avons refusé pour conserver son caractère rural. Soit on peut permettre, parce qu'il y a déjà un lien urbanisé entre le village et Verviers, de transformer un endroit, la ZACC 3, mais ça doit faire l'objet d'une étude d'aménagement qui n'est pas encore terminée." 

Et quand on lui demande s'il a une idée du nombre de maisons qui seront construites à Petit-Rechain dans les dix ans, voici ce que répond l'échevin : "Non... Cent, deux cents peut-être... des logements, pas des maisons, et pas dans un ordre supérieur. Et tout ne sera pas bâti. Il y a des éléments qu'il faudra conserver. Ce n'est pas parce qu'on est en ZACC qu'on est sur un terrain à bâtir." L'échevin veut rassure quant à l'augmentation du nombre d'habitants dans la zone : "en cinq ans, il y a quatre-vingts-quatre habitants à Petit-Rechain. On ne peut pas dire que ce soit un raz-de-marée".

La ville se rapproche, pas les points de vue 

Le discours de Benoît Pitance ne rassure pas les opposants à l'urbanisation : "Ce qu'on n'accepte pas, c'est le tout au béton. Nous nous sentons prisonniers. La zone devrait rester consacrée aux pâturages" assène Michel Pezzin. Si Petit-Rechain se rapproche de Verviers, les intérêts et les points de vue des promoteurs, de la Ville et des anciens rechaintois, eux, s'éloignent.

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