Trop d'immeubles subdivisés à Liège, selon le bourgmestre

Willy Demeyer, bourgmestre de Liège
Willy Demeyer, bourgmestre de Liège - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

La subdivision d'immeubles en colocations ou en kots, de plus en plus pratiquée à Liège, génère des difficultés en matière d'offre de logements, de mobilité ainsi que sur le plan financier, soulève Willy Demeyer, bourgmestre de Liège.

"Le phénomène n'est pas neuf mais il s'amplifie dans les quartiers de l'hyper-centre et a tendance à s'observer dans d'autres quartiers également", précise le bourgmestre de Liège, qui voit dès lors d'un bon oeil le projet de construction de quelque 300 kots pour étudiants sur le site de l'ancien hôpital de Bavière.

Il affirme, en effet, que la subdivision d'immeubles en colocations ou en kots génère plusieurs problèmes pour sa ville. Non seulement ces immeubles ne sont dès lors plus accessibles aux familles qui souhaitent s'implanter à Liège mais cela augmente également le nombre de voitures dans les rues. De plus, cela a également une incidence sur le nombre d'habitants à Liège.

"Je m'étonne de voir tous ces immeubles que l'on rénove, que l'on construit alors que le nombre d'habitants n'augmente pas. Je ne suis pas contre les étudiants mais il faut reconnaître qu'ils sont souvent bruyants dans des quartiers d'habitations. De plus, beaucoup de propriétaires demandent à leurs locataires de ne pas se domicilier à l'adresse", souligne Willy Demeyer, déplorant ainsi l'effet négatif que cela génère sur les finances communales. "Dans la zone dépendant du commissariat Saint-Jacques/Avroy, par exemple, on dénombre 15.000 habitants en juillet et août puis 23.000 en septembre. La Ville se retrouve ainsi avec quelque 240.000 habitants alors qu'elle en compte réellement entre 197 et 198.000. Ce qui est un problème car les subsides que nous recevons sont liés au nombre d'habitants alors que les non inscrits sont une charge pour la ville, notamment en matière de déchets".

Willy Demeyer précise dès lors que la Ville recherche actuellement une solution juridique qui permettrait de contrer ce phénomène de subdivision d'immeubles.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK