Tournée minérale, les Belges sont toujours partants?

Tournée minérale, les Belges sont toujours partants?
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Tournée minérale, les Belges sont toujours partants? - © Franck FIFE/AFP

Un mois de février sans alcool, c’est le challenge que lance la Fondation contre le Cancer pour la quatrième année consécutive. On appelle ça la " Tournée Minérale " et on peut s’y engager en s’inscrivant officiellement sur le site. Mais d’année en année, le nombre d’inscrits diminue. Après trois févriers consécutifs sans alcool, les Belges sont-ils toujours partants pour une nouvelle tournée ?

Depuis le grand engouement de la première édition en 2017, avec 120.000 participants, le nombre d’inscrits a diminué à 105.000 en 2018 puis 50.000 l’année dernière.  Pourtant, selon le docteur Anne Boucquiau, porte-parole de la Fondation contre le Cancer, l’enthousiasme est toujours là: " On remarque que c’est devenu déjà presque une tradition pour beaucoup de Belges. Ils en parlent, se posent la question les uns aux autres pour savoir qui participe à la Tournée Minérale cette année."  En effet, selon elle, la baisse des inscriptions ne signifie rien, puisque les gens continuent l’action par eux-mêmes. L’important, c’est la notoriété grandissante de l’événement: lors d’une étude, 94% des Belges interrogés savaient ce qu’était la Tournée Minérale.

Les anciens ont été convaincus

Une enquête menée par l'université de Gand a quant à elle confirmé que neuf participants sur 10 ont ressenti au moins un effet positif de leur mois d'abstinence: un meilleur sommeil, une perte de poids ou une plus belle peau. Luc Delcominette, après s’être abstenu d’alcool en février dernier, témoigne: " J’ai effectivement remarqué que j’avais un meilleur sommeil, j’étais plus énergique. J’avais aussi un petit problème au foie et mon médecin a vu une amélioration après les résultats d’une prise de sang."  Il compte donc retenter l’expérience cette année et il n’est pas le seul.

Il apparaît aussi que de nombreux participants ont continué à modérer leur consommation après la fin de l'action.  Michael Dupont, qui suit la Tournée Minérale depuis sa première édition, a changé ses habitudes sur le long terme: " Avant, j’avais tendance à sortir tous les week-ends, aller boire des verres avec des amis. Maintenant, je fais des sorties avec moins ou sans alcool." Il se rend compte qu’il n’a plus besoin d’arroser ses soirées pour passer un bon moment. C’est aussi l’avis de Tina Amatrice, qui veut casser la banalisation de la consommation d’alcool: " La Tournée Minérale, c’est ma façon à moi de m’opposer à cette tendance grandissante de consommation d’alcool. Les jeunes boivent de plus en plus et de plus en plus tôt, ça m’inquiète. Pour eux, il n’y a pas de fête s’il n’y a pas d’alcool. C’est un peu cette mentalité-là que je veux changer, du moins au niveau de ma famille."  Elle essaye donc de convaincre ses fils de se joindre à elle, mais sans succès pour l’instant.

D’ailleurs, la possibilité de se mettre en équipe existe aussi, et cette année, la Tournée met en avant ce principe. Les organisations, clubs sportifs, associations, établissements Horeca, communes ont été invités à encourager leurs clients, membres, habitants ou fans à participer tous ensemble à l'action. Il est aussi possible de s’associer entre amis. L’effet de groupe peut aider à entretenir la motivation. Après, si ce n’est pas le cas, au moins, le mois de février est le plus court de l’année !

Archives : Journal télévisé 31/01/2019

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