Tonnerre d'applaudissements pour le spectacle "Noël des Cathédrales" ! (vidéo et photos)

Tonnerre d'applaudissements pour le spectacle "Noël des Cathédrales"!
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Tonnerre d'applaudissements pour le spectacle "Noël des Cathédrales"! - © RTBF Marc Mélon

Après Bastogne et Liège, ce sont maintenant les villes de Mons et de Namur qui vont accueillir les dernières représentations du spectacle de fin d'année "Noël des Cathédrales". C'est le directeur artistique Luc Petit qui garantit la qualité du spectacle sur un texte rédigé par Michel Teheux, prêtre à Huy. Rencontre avec l'homme d'église.

Michel Teheux, le nouveau spectacle féerique connaît un grand succès. Il est donc possible de raconter Noël de mille et une façons ?

"Pour que cette vieille histoire reste vivante et nourrisse nos rêves de vie heureuse, de solidarité et de justice pour tous, il faut la revivifier, la dire et la redire. Pour qu'elle soit entendue aujourd'hui, il faut la retraduire dans notre langage. Notre manière de nous exprimer aujourd'hui est tissée d'émotions souvent éphémères, de sensationnel qui attire l'attention. Pour "rendre Noël à Noël", ce qui est le leitmotiv de notre association "Les Nocturnales" depuis plus de 10 ans, il nous faut créer l'évènement qui marque chaque fin d'année. Pour faire réentendre le message de Noël et proposer un certain style de vie, celui qui s'enracine dans cette si belle histoire qui touche petits et grands, croyants ou non, il faut recréer l'émotion qui va mobiliser nos volontés de reprendre nos vies en mains. En "dramatisant" le vieux récit qu'on pensait connu, on en refait une parole vivante, de vie".

Le spectacle s'adresse à qui ? Aux petits et grands ? Faut-il être croyant ?

"A tous! Petits et grands, croyants ou pas! Nous pouvons estimer qu'environ deux tiers de notre public ne sont pas des habitués de nos églises ! Parce que le message de Noël est pétri d'un humanisme universel. Parce que l'église, la cathédrale, doit être un lieu ouvert, accueillant sans discrimination, une maison pour tous, la maison du peuple. C'est le sens du mot latin 'ekklesia', 'assemblée' ! Ce faisant, j'ose dire que notre spectacle est universel et joue un rôle citoyen parce que destiné à tous. Il promeut une philosophie de respect, de solidarité, d'engagement optimiste pour tout ce qui grandit l'homme".

Un ours arrive rapidement dans le spectacle. Il tient le public en haleine parce qu'il suscite curiosité et étonnement. Il est très apprécié. C'est inédit dans une cathédrale...

"Un ours blanc, nous l'avons baptisé 'Anouki', est la vedette de cette nouvelle création. Plus vrai que nature, il marche, renifle, se trémousse, aime les caresses et les suscite ! C'est une marionnette géante, grandeur nature qui nous vient d'Angleterre. Au-delà de l'aspect spectaculaire de ce chef-d’œuvre artistique, au-delà de la mise en scène féérique de Luc Petit qui amplifie l'effet de surprise de la déambulation d'une telle marionnette dans une église, le jeu d'acteur étonnant de vérité enthousiasme les spectateurs. Peut-être aussi suscite-t-il une identification : les questions qu'il pose. Pourquoi vivre lorsqu'on vit dans un monde 'glaciaire' ? Le drame qu'il vit, la solitude, la désespérance, l'omniprésence de la fatalité incarnent nos propres désarrois. Parce qu'il fait confiance à un petit elfe qui l'engage à écouter les témoins et les acteurs de l'espoir, il va marcher pour chercher une raison de vivre et se laisser conduire à la crèche, emblème de l'espérance, pour rencontrer l'enfant qui incarne l'avenir".

Comment se passe la complicité avec le directeur artistique Luc Petit ?

"Cette complicité est née d'une collaboration longue de 12 ans. Nourrie d'amitié et d'estime mutuelle, elle bénéficie d'une véritable synergie instinctive : lorsque j'écris le texte qu'il fera vivre, je 'sens' en quelque sorte ce qu'il pourra peut être en faire. Lui partage ses trouvailles avec la volonté d'en faire vivre le texte. Luc est un véritable passionné et il a un savoir-faire absolument unique pour créer l'émotion qui fera vibrer le public et le mettra au diapason de ce que nous désirons lui transmettre. Son art fait du spectateur un acteur : le public est pris au jeu de ce qu'il vient voir. Son génie de créateur permet d'étonner encore après une dizaine de créations sur le même sujet, parfois avec des moyens modestes qu'il parvient à conjuguer avec les artistes professionnels de carrure internationale. Sa passion de communiquer et de faire vivre une expérience totale nourrie par sa sensibilité font véritablement vibrer les centaines de spectateurs, petits et grands. Passionnés l'un et l'autre, ensemble nous nous donnons de pouvoir partager nos rêves".

Cette volonté de faire vivre les lieux est prioritaire. Des endroits sont plus adaptés que d'autres ? Vous n'êtes pas présent dans la région de Bruxelles. Votre envie est d'y jouer également des spectacles ?

"Nous avons la chance de pouvoir investir des lieux extraordinaires et je remercie leurs responsables de nous avoir fait confiance. Il y a un va-et-vient entre le spectacle et le bâtiment surchargé d'histoire et de sens et le spectacle qui lui sert d'écrin : ils se valorisent mutuellement. Cette synergie explique l'intérêt des pouvoirs publics pour notre projet qui vivifie le patrimoine. Depuis l'an dernier, notre projet né en terre liégeoise, investit des lieux prestigieux en Wallonie. Il pourrait peut être encore se développer. Pourquoi pas à Bruxelles ? Mais il faut convaincre les responsables des lieux qui restent prioritairement consacrés au culte, il faut surtout trouver les moyens financiers et humains, pour mener à bien un nouvel élargissement. Et, quoi qu'il en soit, rester fidèles à nos principes fondateurs : créer des évènements de qualité pour partager une philosophie de vie en privilégiant l'émotion, concevoir des spectacles pluridisciplinaires qui font appel à toutes les formes des arts d'expression et, autour de ces projets, fédérer professionnels, bénévoles et institutionnels. Nous voulons rester en tous les cas des passionnés de rêves pour être passeurs de mémoire !".

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