Tilff : le take-away se transforme en apéro urbain

Tilff : le take-away se transforme en apéro urbain
Tilff : le take-away se transforme en apéro urbain - © Tous droits réservés

Il y avait comme une ambiance de fête ce samedi à Tilff. Les cafetiers et restaurateurs  proposaient boissons et petits plats à emporter, comme d'habitude.  Mais ils ont sorti terrasses et mange-debout, créant une sorte d'apéro urbain, histoire de faire doucement bouger les lignes.

On a croisé des amis qu'on n'avait plus vus depuis des mois

Et les habitants n'ont pas boudé leur plaisir. Ils sont venus en famille, entre amis. Des enfants grignotent des frites assis sur le parvis de l'église. Quelques groupes de scouts, par terre, profitaient également du soleil et de cette ambiance légère. "C'était prévu, explique un habitant, ca fait plus ou moins une semaine sur les réseaux sociaux, que les restaurateurs de la région se sont organisés; c'est prévu et c'est très bien". D'autres ont improvisé, comme ce jeune couple : "on venait faire nos courses comme tous les samedis, on a vu du monde et on s'est dit qu'on allait voir ce qui se passait. On est habitué à venir chercher du take-away mais là, ça fait du bien de voir des gens; on a même croisé des amis qu'on avait plus vu depuis des mois. "

Les caisses sont vides

L'opération, qui se veut conviviale, bien servie par le soleil, se veut aussi militante. Pour les commerçants de l'Horeca, les perspectives annoncées ce vendredi ne sont pas acceptables. "Nous voulons dire que nous sommes là, nous avons envie d'être là, nous avons besoin d'être là", explique Maureen César, responsable de l'Amirauté, un restaurant en bord d'Ourthe. Il est temps de nous laisser vivre, de nous laisser travailler. Hier encore, on nous annonçait le 1er mai : ce n'est pas possible. Les mesures pour nous soutenir sont à côté de la réalité ... On en a assez ! ". L'état d'esprit est le même pour Nathalie Weickman dont la brasserie Le Canotier donne sur la Place de Tilff, avec une grande terrasse. Même si elle sourit, en passant de groupes en groupes, son ton est déterminé : "on est très inquiet. On a une date butoir mais qui est aléatoire, le 1er mai, c'est dans 8 semaines ... C'est très long alors que nous sommes à l'arrêt depuis 4 mois. On va ouvrir les parcs d'attraction avant nous ... On a besoin de travailler. Stop, aidez-nous ! Depuis début novembre, on n'a plus reçu d'aides, les caisses sont vides. Et les clients sont prêts aussi :ils sont prêts à vivre avec les règles, aujourd'hui on les a intégrées, on est prêt à recommencer notre vie. "


 

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