Tihange: les ouvriers de nationalité italienne ont été interdits de centrale nucléaire

C'est une conséquence inattendue des mesures de sûreté et de la lutte contre le terrorisme: des ouvriers italiens ont perdu leur habilitation à travailler sur des sites sensibles, et ont été empêchés, ces derniers jours, de pénétrer sur le site de la centrale de Tihange.

Le problème est administratif. C'est une affaire d'échanges de données classifiées, tels que le prévoient des dispositions internationales. En clair, c'est la délicate question du partage du fichage des individus suspectés de radicalisme ou de terrorisme. Chaque pays s'occupe de ses nationaux. Et des accords de reconnaissance mutuelle sont nécessaire d'un état à l'autre. Faute d'une convention dûment ratifiée par les italiens, l'ANS, l'autorité nationale de sécurité, n'a tout simplement pas reçu les informations qu'elle juge indispensables. Dès lors, par précaution, l'agence fédérale de contrôle nucléaire a pris une mesure d'interdiction générale.

En région liégeoise, plusieurs sous-traitants d'Engie-Electrabel emploient du personnel issu de l'immigration transalpine, parfois de la troisième ou quatrième génération, des gens qui ont conservé leur nationalité d'origine, alors qu'ils sont présents sur le territoire belge depuis des années. Cette mise à l'écart a été vivement ressentie comme discriminatoire.  

La mesure a apparemment été levée ce mardi, suite à un "règlement du litige", sans que personne, dans les ministères concernés ne puisse ou ne veuille fournir de plus amples explications.

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