Tihange: l'enquête publique pour le stockage à sec des déchets nucléaires s'est clôturée

En bord de Meuse, les deux réacteurs Tihange 1 et Tihange 2
En bord de Meuse, les deux réacteurs Tihange 1 et Tihange 2 - © RTBF

Pour rappel, cette construction d’un vaste entrepôt vise à accueillir ces déchets pour une durée de 80 ans dans un hangar à sec et non plus dans une piscine. Neuf communes dans la zone autour de la centrale nucléaire de Tihange sont concernées. En tout, 265 courriers ont été reçus.

Ce qui frappe à la lecture de ces avis, ce sont les importantes disparités entre les communes. La plupart des réclamations viennent de Huy ou de Marchin. Pour ces citoyens mécontents, ce hangar est trop grand, trop fragile et surtout l’exploiter pendant 80 ans, c’est trop long.

Les "NON" d’Amay, Nandrin et Engis

Certaines communes disent "oui" mais à certaines conditions. C’est le cas à Wanze, Huy ou Villers-le-Bouillet. Du côté des "non"', il y a Amay et Nandrin. Pour Michel Lemmens, bourgmestre de Nandrin, cette solution de stockage est jugée bien trop risquée, notamment à cause d’éventuels accidents d’avions : "Il faut quand même être conscient aussi que l’aéroport de Bierset est à proximité. Les avions tournent autour de la centrale de Tihange un peu après avoir décollé et les analyses de risques présents dans le dossier sont un peu lacunaires pour nous".

A Engis, le collège vient également de pointer les aspects négatifs du projet et ce sont les mêmes que ceux soulignés par les habitants : durée trop longue de stockage ou encore bâtiment surdimensionné. Comme Nandrin, Engis relève également que le bâtiment n’offre aucune sécurité en cas de chute d’avion, il n’est pas bunkérisé et est dans un couloir aérien.

Le fonctionnaire délégué de la Région wallonne devra rendre la décision définitive dans ce dossier tandis que l’Agence fédérale de contrôle nucléaire se prononcera sur l’aspect nucléaire.

Journal télévisé 08/07/2019

Ecolo a déjà dit son opposition à ce projet.

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